Actualisé 26.07.2012 à 20:14

Gymnastique

Steingruber, seule et déjà tout d'une grande

La Saint-Galloise participe à ses premiers JO. Elle devra faire oublier son aînée Ariella Kaeslin, jeune retraitée.

de
Grégory Beaud, Londres
L'athlète de 18 ans a les idées claires et des objectifs ambitieux.

L'athlète de 18 ans a les idées claires et des objectifs ambitieux.

Il n'est jamais évident de passer après une triple Sportive suisse de l'année (2008, 2009 et 2010). C'est pourtant la mission qui attend Giulia Steingruber, nouvelle pépite de la gymnastique helvétique. A demi-mot, il se murmure d'ailleurs que la ­petite blonde (160 cm) de 18 ans a poussé Ariella Kaeslin à la retraite­. La Lucernoise, mécontente de voir sa cadette briguer une place olympique, aurait décidé de mettre un point final à une carrière riche d'un titre européen (2009) et d'une médaille d'argent aux championnats du monde (2009).

La Suisse n'ayant qu'une place à disposition, la décision d'Ariella Kaeslin semble avoir été la bonne. Plus encline à courir les salons VIP que les salles de gym, elle aurait probablement été sacrifiée au profit de Giulia Steingruber, 18 ans et l'avenir devant elle. Une ­fuite en avant sous forme de retraite anticipée en juillet 2011 devenait la meilleure solution.

A une encablure du début des Jeux, ces querelles intestines n'embrument pas l'esprit de la pétillante Suissesse. «Les choses sont évidemment différentes lorsque l'on est seule sur une compétition, a-t-elle concédé. Il n'y a pas d'autre coéquipière pour me pousser, mais j'ai trouvé d'autres personnes sur qui m'appuyer et je m'en accommode tout à fait.»

Dans la compétition qui commencera dimanche par les qualifications, Giulia Steingruber a deux buts: deux finales. Une au concours complet, l'autre au saut de cheval. «Je me suis vraiment focalisée sur ces deux objectifs, martèle-t-elle. Une autre finale semble compliquée à atteindre.»

Lors des récents championnats d'Europe, à Bruxelles, la Saint-Galloise avait décroché le bronze au saut de cheval: de quoi arriver à Londres en confiance.

Deux vrilles décisives

La Saint-Galloise a décidé de se focaliser sur le saut de cheval. A cette occasion, elle a choisi de proposer deux sauts, dont le très compliqué amanar. Une variante du yurchenko comprenant 2 vrilles et demie avec attaque et réception à l’aveugle. Les meilleures du plateau le proposent et, pour aller en finale, une telle prouesse est obligatoire. Si elle parvient à poser cette figure, les portes de la finale lui seront grandes ouvertes. La Suissesse pourra alors rêver d’une médaille.

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