06.08.2016 à 00:03

TurquieSteinmeier et Burkhalter en faveur du dialogue

Les chefs de la diplomatie allemande et suisse se disent décidés à mener un dialogue avec Ankara, pour plus de stabilité.

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La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)

La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)

AFP
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)

Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)

Keystone
AK Party members stand in front of shoes symbolizing victims of the September 12, Turkish coup d'Etat as they take part in a rally to commemorate the 38th of the event in front of the Ulucanlar prison in Ankara, on September 13, 2018. (Photo by ADEM ALTAN / AFP)

AK Party members stand in front of shoes symbolizing victims of the September 12, Turkish coup d'Etat as they take part in a rally to commemorate the 38th of the event in front of the Ulucanlar prison in Ankara, on September 13, 2018. (Photo by ADEM ALTAN / AFP)

Keystone

Didier Burkhalter et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier se sont dit vendredi 5 août décidés à mener un dialogue avec la Turquie. Ils s'exprimaient à l'occasion de la rencontre annuelle des cinq chefs de la diplomatie germanophones à Balzers, au Liechtenstein.

La réaction de la Turquie au putsch manqué de la mi-juillet, avec des dizaines de milliers d'arrestations, suscite un questionnement critique, a déclaré Frank-Walter Steinmeier lors d'une conférence de presse après la rencontre. Pour le chef de la diplomatie allemande, la limite serait franchie si Ankara réintroduisait la peine de mort.

Le devenir des personnes arrêtées après la tentative de coup d'Etat constitue une autre question, a-t-il poursuivi. Pour lui, la seule voie possible en vue d'un rapprochement est un dialogue direct avec la Turquie.

Un avis partagé par son homologue suisse: «Il faut intensifier le dialogue avec la Turquie». Toute la région du Moyen-Orient a besoin de plus de démocratie et de stabilité, a souligné Didier Burkhalter.

Sécurité et promotion de l'allemand

Lors de leur rencontre, les cinq chefs de la diplomatie germanophones ont en outre décidé de renforcer leur coopération dans divers dossiers: prévention de l'extrémisme violent, sécurité et promotion de la langue allemande.

Ils ont aussi souhaité des relations constructives entre membres de l«UE et Etats voisins comme la Suisse, indique le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué. Ils ont notamment discuté du renforcement de la collaboration dans le cadre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Didier Burkhalter et ses homologues Aurelia Frick (Liechtenstein), Sebastian Kurz (Autriche), Jean Asselborn (Luxembourg) et Frank-Walter Steinmeier ont par ailleurs émis le souhait d'institutionnaliser davantage leur coopération.

Cela devrait être le cas en particulier sur les questions ayant trait à l'intégration économique dans l'espace de l'OSCE.

Formation duale

Dans un tout autre registre, les ministres ont abordé la question de la formation professionnelle duale, qu'ils entendent renforcer conjointement. Un comité de donateurs, dont le siège se trouve en Suisse, a été créé à cette fin en 2015. Il a été inauguré à l'école hôtelière de Lucerne le 14 avril dernier.

La volonté de promouvoir davantage la coopération des pays germanophones au sein de l'ONU a aussi été parmi les thèmes abordés. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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