États-Unis: Steve Bannon se dit victime d’une «cabale politique»
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États-UnisSteve Bannon se dit victime d’une «cabale politique»

L’ex-conseiller de Donald Trump, inculpé pour avoir détourné les fonds d’un site de financement du mur à la frontière mexicaine, se dit prêt à faire face à la justice.

Steve Bannon le 20 août 2020.

Steve Bannon le 20 août 2020.

AFP

Steve Bannon, ancien conseiller du président américain Donald Trump inculpé de détournements de fonds destinés à la construction d’un mur à la frontière États-Unis-Mexique, s’est dit vendredi victime d’une «cabale politique».

«Tout le monde sait que je ne suis pas du genre à me laisser faire», a-t-il déclaré dans son podcast «War Room» après avoir été arrêté la veille, puis relâché moyennant une caution de 5 millions de dollars. «Je suis prêt à tenir le temps qu’il faudra», a-t-il insisté. «Je vais continuer à me battre.»

Celui qui fut l’un des architectes de la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 est accusé, avec trois autres personnes, d’avoir détourné à des fins personnelles des centaines de milliers de dollars d’une campagne de financement participatif censée contribuer à l’érection d’un mur à la frontière avec le Mexique.

«Intimider les gens»

Steve Bannon, 66 ans, a plaidé jeudi non coupable devant un juge fédéral de New York des deux chefs d’accusation retenus contre lui, fraude et blanchiment d’argent, passibles chacun d’une peine maximale de 20 ans de prison.

L’ex-patron du site Breitbart News, proche de l’extrême-droite, a affirmé dans son podcast que son arrestation était destinée à «intimider les gens» soutenant le mur anti-immigration promis par Donald Trump lors de sa campagne victorieuse de 2016.

Désormais en campagne pour sa réélection, le président américain a pris jeudi ses distances, affirmant «ne rien connaître de ce projet» de financement participatif et ne pas avoir eu de contact «depuis très longtemps» avec son ancien conseiller.

Après des conflits internes, Steve Bannon, initialement très influent, avait dû quitter la Maison-Blanche en août 2017.

(AFP/NXP)

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