Actualisé 27.10.2009 à 11:53

BMCSteve Bovay se retrouve sans équipe

Loin des fastes du Tour de France ou des Mondiaux de Mendrisio, Steve Bovay a vécu un exercice 2009 cauchemardesque.

Entre ses problèmes de santé et les décisions de la hiérarchie de sa formation BMC, le coureur de St-Légier (VD) se retrouve aujourd'hui dans une situation précaire.

Après deux années professionnelles contrastées au sein de la formation d'Andy Rihs, le coureur, qui aura 25 ans le 25 novembre, ne se fait guère d'illusions pour son futur dans le métier. Les ambitions à la hausse de l'équipe helvétique, avec notamment les engagements du champion du monde 2008 Alessandro Ballan (It) et de l'ancien lieutenant de Lance Armstrong George Hincapie.

«On était tous au courant que BMC voulait grandir en engageant quelques grands noms, ça c'est clair. Mais là où j'ai été surpris, c'est qu'au mois de juillet on parlait uniquement de coureurs suisses et américains». Pas au mieux physiquement - il asouffert de problème de thyroïde entre mars et mai -, le Romand se met pourtant à la planche pour son équipe lors du Tour de Romandie. Dans la foulée, il doit déclarer forfait pour le Tour de Picardie.

Plutôt que de pouvoir se mettre en évidence en Europe quelques mois avant la fin de son contrat, il est envoyé six semaines aux Etats-Unis. «John Lelangue m'avait dit que si je faisais du bon travail, cela allait être pris en considération pour renouveler mon contrat.» Le cycliste formé au Vélo-Club Montreux y a mis de la bonne volonté, mais il reçoit quelques jours plus tard un courrier électronique qui bouleverse sa jeune carrière.

«J'ai appris par e-mail, quelques heures avant le GP de Wallonie, que je n'étais pas conservé dans l'effectif. Comble de l'ironie, il ne m'est rien reproché! On me félicite pour le travail effectué ainsi que pour les résultats obtenus là-bas. Ces derniers ayant une valeur toute relative sur le Vieux Continent, il m'est maintenant presque impossible de retrouver une bonne équipe pour 2010», se désole-t-il. Au fond, il est plus déçu que revanchard à propos de la décision de ses dirigeants. «Le cyclisme suisse est très chanceux d'avoir Andy Rhis. Il a la main très généreuse. Grâce à lui le vélo peut encore vivre chez nous. Mais je suis toutefois un peu surpris, l'équipe a soudainement complètement changé sa philosophie.»

(si)

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