Actualisé 09.05.2007 à 22:03

Steve Zampieri: " j'aurai carte blanche sur ce Giro"

CYCLISME – Steve Zampieri sera, avec Steve Morabito, l'un des deux Romands au départ du 90e Giro, qui débute samedi, en Sardaigne.

Joint hier après-midi, le coureur de la Cofidis aborde le Tour d'Italie plein d'envies. Satisfait de son état de forme et bien dans sa tête, le Neuchâtelois courra sans réelle pression.

– Steve, quel sera votre objecif durant ce Giro ?

– Je ne me suis pas vraiment fixé de but précis. Je regarderai sur place. J'évoluerai au jour le jour. J'espère réussir un bon coup à Biella (n.d.l.r.: lors du contre-la-montre en côte du vendredi 25 mai). Je connais bien la bosse et j'aime beaucoup ce genre d'exercice. J'espère au moins finir dans les dix premiers.

– Quelle sera votre mission au sein de la Cofidis ?

– J'aurai plus ou moins carte blanche. Je n'aurai pas à faire la plonge pour d'autres. J'aurai l'occasion de faire ma course.

– Quelle sera la stratégie de votre équipe au général ?

– Ivan Parra sera notre leader. Mais je ne suis pas convaincu qu'il soit suffisamment affûté pour passer les trois semaines de course sur le devant de la scène. Il ne s'est pas montré très saignant sur le Tour de Romandie, mais peut-être préparait-il tranquillement le Giro.

– Pour vous, est-ce un avantage d'évoluer dans une équipe française par rapport à une transalpine ?

– J'ai disputé trois Tour d'Italie au sein d'un groupe italien. Il y avait évidemment beaucoup de pression. Rentrer dans l'équipe était déjà un privilège.

– Pensez-vous qu'il vous sera plus facile de sortir du peloton que lorsque vous courriez pour une formation transalpine ?

– Non. Je ne suis peut-être pas un grand champion. Mais avec mes années dans le peloton, tout le monde me connaît et sait que si je suis sur un coup, l'échappée risque d'aller au bout. Je suis un travailleur et je collabore systématiquement.

– Comme d'accoutumée, le Giro sera très vallonné. On connait vos qualités de grimpeur. Ce terrain ne doit pas vous déplaire...

– Effectivement, j'aime le Giro. Je m'y plais bien. Il est toujours plus dur que le Tour de France. Il y a énormément de dénivelé. On doit parfois emmener des braquets de VTT pour passer les côtes. Cela n'arrive jamais sur le Tour.

– Quel est votre favori pour le classement général ?

– En l'absence d'Ivan Basso, je pense que ce sera plus facile pour Damiano Cunego de l'emporter. Il ne faut pas non plus négliger Gilberto Simoni, qui aura sans doute soif de revanche.

– Ce sera donc une affaire italo-italienne ?

– Le Giro est l'objectif numéro un des groupes et coureurs transalpins. Il est toujours très difficile de rivaliser avec eux, sur leurs routes.

– A propos de Basso, pensez-vous que les rebondissements de l'affaire «Puerto» aura des incidences sur les contrôles et les descentes de police ces prochaines semaines ?

– Le Giro a toujours été connu pour ses descentes de Carabinieri dans les hôtels. Toutefois, comme nous (n.d.l.r.: la formation Cofidis) ne sommes pas mêlés à l'affaire «Puerto» , je pense que nous ne serons pas dans l'œil du cyclone. Peut-être même que nous serons plus tranquilles qu'en d'autres circonstances.

Marc Fragnière

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