Suisse: Stop à la pub orale sur les natels

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SuisseStop à la pub orale sur les natels

La conseillère aux Etats Anita Fetz (BS/PS) a déposé une motion pour intensifier la lutte contre le harcèlement téléphonique qui touche de plus en plus les téléphones portables.

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jbu/php/ofu
La Bâloise souhaite mettre un terme aux appels publicitaires agaçants sur les téléphones portables.

La Bâloise souhaite mettre un terme aux appels publicitaires agaçants sur les téléphones portables.

Le démarchage publicitaire n'épargne plus les appareils mobiles. Depuis le début de l'année, la Confédération a déjà enregistré un grand nombre de plaintes. Les personnes, dont leur numéro n'est pas publique, sont de plus en plus concernées par ce problème. Le hic: les autorités sont impuissantes face à ce type de harcèlement téléphonique. Car, selon la loi helvétiques, seuls les appels publicitaires sur des numéros pourvus d'une astérisque dans l'annuaire téléphonique sont prohibés. «Lorsqu'un call center appel sur un numéro de téléphone portable qui n'est enregistré nulle part, nous ne pouvons rien faire», confirme Guido Sutter, chef du secteur droit auprès du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

C'est précisément pour cette raison qu'Anita Fetz, conseillère aux Etats (BS/PS), vient de déposer une motion. Son but est de combler le vide juridique qui règne actuellement. Elle demande au Conseil fédéral que tous les appels publicitaires sur les natels soient interdits sous peine de sanction. «Dans mon entourage, il y a de plus en plus de personnes qui se plaignent d'appels publicitaires agaçants», observe-t-elle.

Son engagement est salué par André Bähler de la Fondation alémanique pour la protection des consommateurs (SKS). Il connaît très bien les techniques des call center. Comme les numéros de téléphones portables ne sont pas publiques, un programme informatique se charge de tester une multitude de séries de numéros pour vérifier s'ils sont en service. S'en suivent les appels publicitaires.

Contactée, l'association interprofessionnelle pour la gestion de call centers en Suisse, Callnet, assure de ne pas procéder de la sorte et se distancie de cette manière de faire. Le porte-parole Raphael Raetzo avoue néanmoins: «Nous connaissons certains centres qui le font.» Une interdiction totale, comme le revendique Anita Fetz, irait quand même trop loin, estime-t-il. Raphael Raetzo souhaiterait que les appels sur les natels inscrits sans astérisque dans l'annuaire puissent toujours être appelés.

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