Actualisé 13.03.2013 à 10:07

EtudeStopper la clope, c'est bien même si on prend du poids

Arrêter de fumer réduit fortement le risque cardio-vasculaire malgré la prise de poids qui en découle souvent. C'est ce que montre une étude de chercheurs lausannois et américains.

Les participants non-diabétiques ayant cessé de fumer ont réduit de 53% leur risque de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral par rapport aux fumeurs, même en prenant du poids, selon cette recherche menée par le Dr Carole Clair, de la Policlinique médicale universitaire UNIL/CHUV, avec des collègues de Boston et publiée aujourd'hui dans le «Journal of the American Medical Association» (JAMA).

Les travaux ont porté sur une cohorte de 3251 patients américains suivis sur 25 ans, de 1984 à 2011. Ceux qui ont arrêté de fumer ont pris en moyenne de 2,7 à 3,6 kilos dans l'étude. Les chercheurs ont constaté une diminution du risque cardiovasculaire chez les diabétiques mais qui n'a pas été statistiquement significative.

Le tabac est la principale cause de mortalité évitable aux Etats-Unis et un risque majeur de maladies cardiovasculaires, rappellent les chercheurs.

Gain de poids

Si arrêter de fumer réduit nettement ce risque, cela entraîne un gain de poids qui est la principale préoccupation des fumeurs, relèvent-ils, notant que l'excès de poids est également un facteur de risque cardiovasculaire.

En Amérique du Nord, ceux qui renoncent à la cigarette prennent en moyenne de trois à six kilos au cours des six premiers mois. Cet excès de poids persiste pendant un certain temps. Pour les diabétiques, un gain de poids peut avoir potentiellement des conséquences néfastes, surtout chez ceux contrôlant mal leur maladie, ce qui présente un risque accru d'aggravation et de mortalité. (afp)

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