Concessions Radio/TV: Stupéfaction et consternation chez One FM
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Concessions Radio/TVStupéfaction et consternation chez One FM

La radio genevoise One FM ne comprend pas pourquoi elle n'a pas obtenu de concession.

«Nous sommes effondrés», a déclaré vendredi son administrateur délégué Antoine de Raemy. La station va recourir contre cette décision.

M. de Raemy a regretté «qu'une radio de divertissement créée il y a douze ans ait été arbitrairement supprimée pour faire place à une radio de débats politiques». Si ONE FM ne décroche pas son sésame en appel, elle cessera d'émettre. La diffusion par le seul canal d'Internet est exclue. «Nous ne le ferons pas».

Une fleur aux stations françaises

Pour M. de Raemy, la disparition de ONE FM constituerait une aubaine pour les stations françaises, qui pourraient s'engouffrer dans la brèche. Les autorités fédérales ont refusé d'octroyer une concession à la radio genevoise car il n'y avait pas assez de politique dans ses programmes.

«Il y a déjà un nombre suffisant de radios qui parlent de politique dans la région», s'est étonné M. de Raemy. ONE FM, qui emploie une quarantaine de personnes, est la radio privée numéro un à Genève. La station, tournée vers un public jeune, occupe la deuxième place sur l'arc lémanique.

ONE FM va recourir auprès du Département de Moritz Leuenberger contre cette décision qu'elle juge incompréhensible. En attendant l'issue de la procédure, la radio genevoise continuera d'émettre normalement. M. de Raemy s'est dit confiant d'obtenir satisfaction en appel.

(ats)

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