Pollution: Substances nocives dans les produits ménagers
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PollutionSubstances nocives dans les produits ménagers

Avec une enquête, «60 Millions de consommateurs» veut «sensibiliser le public au double visage» de produits chimiques, pas toujours utiles.

Certains désodorisants et désinfectants sont dénoncés par le magazine français.

Certains désodorisants et désinfectants sont dénoncés par le magazine français.

photo: Kein Anbieter/Nathan Alliard

De très nombreux produits ménagers contiennent une ou plusieurs substances «indésirables», pointe une enquête de «60 Millions de consommateurs». Les experts de la revue ont évalué plus d'une centaine de produits, parmi les plus courants. «Mauvaise nouvelle, la quasi-totalité contient une ou plusieurs substances indésirables», allergisantes, irritantes, corrosives, et/ou risquées pour l'environnement.

L'enquête évoque en particulier le problème des sprays antibactériens et des désodorisants, accusant les fabricants de jouer sur la phobie des microbes. Or, «pour les détergents bactéricides à usage domestique, leur utilité n'est pas démontrée», a rappelé l'agence de sécurité sanitaire (Anses).

Des produits inutiles

«Il y a une industrie du détergent qui essaie de nous équiper d'un arsenal de produits pour la maison comme si nous étions en guerre!», note Adeline Tregouët, rédactrice en chef du magazine de l'institut national de la consommation (INC).

«Assouplissants, désodorisants de frigos ou de lave-vaisselle, anticalcaires, brumes d'oreillers, nettoyants de lave-linge... on multiplie les molécules, les composés organiques volatiles, tout cela se mélange à la pollution, au soleil, et donne des molécules encore plus toxiques», explique-t-elle.

Informer le consommateur

Les fabricants, ces dernières années, ont dû faire des efforts sur les lessives (phosphates), mais ils ont aussi multiplié, et complexifié, gammes et références.

«L'idée est de sensibiliser le public au double visage de produits qui nous promettent douceur et fraîcheur et sont, en fait, agressifs. Il faut que les gens soient mieux informés, et aussi leur offrir des solutions, car, outre notre santé, c'est tout un écosystème marin que l'on déséquilibre», dit Mme Tregouët. (ats)

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