Actualisé 08.05.2008 à 09:17

Subventionné malgré un salaire de 20'000.- francs par mois

Grassement payé, Roland Bonzon, le nouveau directeur des TPG bénéficie d'une participation de 90 francs par mois pour son assurance-maladie.

Nommé directeur général des Transports publics genevois (TPG) au 1er mai 2008, Roland Bonzon touche une rémunération fixe de 267'015 francs, plus un bonus à la performance pouvant grimper jusqu'à près de 28'000 francs. Ce salaire annuel a été rendu public. Ce qui peut surprendre, c'est que dans un tel salaire, digne d'un conseiller d'Etat, l'assurance-maladie est comprise.

Rien d'étonnant à cela pour Pascal Vermot, responsable communication des TPG. « C'est prévu dans les statuts de l'entreprise», commente Pascal Vermot. «Ce n'est ni nouveau, ni lié uniquement au seul poste de directeur. L'entreprise verse 90 francs pas mois à titre de participation à l'assurance-maladie pour chaque employé.» Selon le responsable presse des TPG, cette pratique n'est pas particulière à son entreprise. Ce qui peut surprendre en revanche, c'est qu'une entreprise publique ne subventionne pas uniquement ses petits salariés, mais jusqu'à ses cadres déjà convenablement rémunérés.

A noter que dans le canton de Genève, une personne seule qui touche plus de 37'624 francs de salaire brut annuel ne bénéfice d'aucune aide financière pour son assurance-maladie. En fixant sa franchise annuelle à 1000 francs, ce citoyen va devoir débourser plus de 4400 francs à l'année pour se couvrir.

Pour un couple avec un enfant, si le revenu mensuel total est supérieur à 5100 francs bruts (66'337 francs à l'année), le couple ne touche aucun subside. Er sur son salaire, le couple va déduire un minimum de 800 francs pour l'assurance-maladie des deux conjoints (pour une franchise annuelle à 1000 francs). Ne restera à cette famille guère plus de 4300 bruts pour se loger, se nourrir et se vêtir.

Didier Bender

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!