Education: Succès du programme vaudois de formation pour jeunes adultes
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EducationSuccès du programme vaudois de formation pour jeunes adultes

Les chiffres sont éloquents: 70 % des 2000 jeunes à l'aide sociale dans le canton de Vaud n'avaient pas de formation professionnelle en 2006.

Face à cette situation, les autorités ont lancé le programme FORJAD (formation pour les jeunes en difficulté).

Vu les résultats encourageants, le gouvernement a décidé de pérenniser ce programme, a indiqué mardi devant la presse la conseillère nationale Josiane Aubert, vice-présidente de Travail.Suisse. Avec 8 millions de francs sur trois ans, 400 jeunes ont pu décrocher un contrat d'apprentissage, avec un taux de réussite de 70 %.

Pour les jeunes sans formation, rechercher une intégration rapide dans le monde du travail signifie le plus souvent travail précaire, mal rémunéré et sans perspective. Grâce au programme FORJAD, d'autres perspectives s'offrent à eux. A condition toutefois que les différents services de l'Etat collaborent.

Bourses d'étude

Il faut aussi oser changer de paradigme s'agissant du financement de cette formation. Les jeunes de 18 à 25 ans jusqu'ici dépendants de l'aide sociale qui entrent dans le programme FORJAD passent sous le régime des bourses d'étude, explique Mme Aubert. Ils ne doivent cependant pas être pénalisés financièrement, au contraire.

Les finances cantonales sont davantage sollicitées dans un premier temps. Mais à terme, elles seront gagnantes, assure Mme Aubert.

Cette étude présentée par Travail.Suisse vient à point pour l'Union des étudiants de Suisse (UNES) qui revendique un système de bourses d'étude national et suffisant. La Suisse ne peut définitivement plus se permettre le luxe de ne former que les enfants des classes sociales plus aisées, écrit l'UNES dans un communiqué.

Action concertée

L'objectif est de parvenir à un taux de diplômés du secondaire II (équivalent à la maturité) de 95 % d'ici 2015 pour les jeunes (de moins de 25 ans). Ce taux est aujourd'hui de 89 %, plutôt favorable en comparaison internationale puisque seules la Norvège, la Suède, l'Autriche et la Finlande font mieux en Europe.

Pour y parvenir, une coalition nationale est urgente, d'après Mme Aubert. Travail.Suisse demande une mise en réseau rapide de toutes les expériences et une action concertée entre les cantons, les services d'aide sociale et la Confédération.

(ats)

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