Actualisé 18.11.2018 à 18:07

Football

Suisse-Belgique: la der du duo Von Burg-Comisetti

Le Suisse-Belgique décisif de ce soir sera commenté pour la dernière fois par les deux complices de la RTS, qui oeuvraient ensemble depuis 12 ans.

de
Daniel Visentini Lucerne
Archives RTS

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Écoutez bien les envolées de Philippe Von Burg ce dimanche soir, quand Shaqiri s'approchera de la surface de réparation belge. Profitez bien ensuite des analyses tactiques d'Alexandre Comisetti, finement inspiré et explicatif au moment s'expliquer les schémas en jeu. Savourez enfin cette complicité qui est celle de ce duo, ces deux voix qui entraient systématiquement dans votre salon les jours de match de l'équipe de Suisse. Cela fait près de douze ans que les deux compères nous font vivre les actions helvétiques. Mais ce soir, c'est la dernière. En 2019, ni Philippe Von Burg, ni Alexandre Comisetti ne seront derrière le micro pour ces matches-là de l'équipe de Suisse. Une page se tourne.

C'est sans douleur, si ce n'est celle de ne plus accompagner les internationaux helvétiques partout, que Philippe Von Burg cédera le micro à David Lemos. La RTS cherche encore le complice idéal, celui qui remplacera Comisetti, pour reformer un couple parfait. «Cette décision m'appartient, explique Philippe. Je l'ai prise en accord avec ma hiérarchie et mes collègues. Je suis également rédacteur en chef adjoint des Sports à la RTS, ce qui implique un travail toujours plus prenant. Et puis je ne me voyais pas continuer pour toujours. Non, c'est le bon moment. Et ce sera bien aussi pour les téléspectateurs de faire connaissance avec un nouveau duo.»

Une journée très spéciale

Forcément, la journée a été spéciale pour Philippe Von Burg. «Jusqu'à hier, je n'y pensais pas trop, lance-t-il. Mais je dois avouer que depuis ce matin, j'ai u n peu un petit pincement au coeur. Parce que je repense à la chance que j'ai eue d'accompagner cette équipe de Suisse aux quatre coins du monde, littéralement, et aux quatre coins de l'Europe aussi. Tout avait commencé en août 2006 avec un Lichtenstein-Suisse à Vaduz. Avec Alexandre Comisetti à mes côtés pour la première fois, c'était en octobre 2007 pour un Suisse-Autriche au Letzigrund.»

Bien sûr, dans ce duo, il a aussi «Alex» Comisetti. «J'ai eu une chance incroyable d'avoir Alex à côté de moi durant toutes ces années, reprend Philippe. Nous avons appris à nous connaître, nous sommes devenus complices. Tout a été facile avec lui.»

«Il ne me reste que de belles images»

Comisetti analysera lui aussi une dernière fois en direct les actions suisses ce soir. Quand il regarde dans le rétroviseur, le consultant de choix a les yeux qui brillent, comme Philippe. «Le plus beau souvenir?, s'interroge Alex. Peut-être le soir qui a suivi la victoire contre l'Espagne, en Afrique du Sud. On avait le sentiment qu'il se passait quelque chose, on parlait et reparlait de l'exploit. Sans savoir encore ce qui allait se passer par la suite Mais ce moment d'effervescence, c'était bien. Le pire souvenir? C'est à la fois le plus beau match et le plus douloureux: le Suisse-Argentine de São Paulo, cette défaite en fin de prolongations du huitième de finale. Je crois que c'est le seul match qui m'a laissé autant d'amertume que quand je perdais une rencontre en étant sur le terrain. Mais bon, de toute façon, il ne me reste que de belles images, des rencontres. Ça va me faire bizarre de me retrouver dans mon salon à regarder jouer la Suisse. Parce que ça fait plus de onze ans que cela ne m'est plus arrivé.»

Tiens: si les Suisses de ce soir battaient la Belgique, il en est deux qui seraient aux anges et qui raccrocheraient le micro avec une belle émotion. Chiche?

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