Snowboard: Suisses parés pour la grande glisse
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SnowboardSuisses parés pour la grande glisse

La saison de boardercross démarre le 16 décembre aux Etats-Unis avec une formation helvétique talentueuse et rajeunie.

par
Théo Jonclin
Emilie Aubry

Emilie Aubry

Entraîner, c'est un peu comme jouer aux échecs. Avoir un coup d'avance permet souvent de s'imposer. Profitant d'une saison sans événement majeur, Harald Benselin, l'entraîneur de l'équipe suisse de snowboardcross, a donc décidé d'avancer ses pions en vue des JO de Sotchi. Parti la semaine dernière en camp d'entraînement aux Etats-Unis, il a pris dans ses valises quatre jeunes talents, qu'il va lancer en Coupe du monde. «Miriam Wuffli et Tania Besancet ont terminé 2e et 3e de la Coupe d'Europe», précise le coach national.

Avec le retour de blessure de Simona Meiler, et Mellie Francon qui reprend la compétition, deux filles du top 8 mondial, le groupe est vraiment intéressant. Mais je n'attends pas forcément des podiums. On va surtout travailler la technique et l'engagement car cette saison, les courses passent de 4 à 6 concurrents.» Si on ajoute Emilie Aubry, huitième du classement de la dernière Coupe du monde, Harald Benselin peut envisager l'avenir sereinement. Après douze mois de flottement, la Suisse va redevenir une place forte du snowboardcross.

Souvent en retrait par rapport à son homologue féminine, l'équipe masculine a aussi de beaux jours devant elle. Désormais conscient de son statut de leader, Fabio Caduff s'affirme enfin au plus haut niveau et il pourra compter sur l'appui de Ruben Arnold et Tim Watter, deux jeunes qui montent. «J'avais déjà sélectionné Tim Watter pour les Mondiaux l'an dernier, afin qu'il puisse se mesurer aux meilleurs. Il est très intéressant. Ça fait un moment que je le suis. Il m'a déjà impressionné il y a quelques années», explique Harald Benselin, qui ne cache pas les espoirs qu'il fonde sur sa jeune garde.

Comme un electrochoc

Mellie Francon: La décision de revenir à la compétition a été difficile à prendre. Un événement extérieur m’y a poussée. Un article affirmant que je mettais un terme à ma carrière est paru sans qu’on me consulte. Ça a été comme un électrochoc. Je me suis rendu compte que le snowboard faisait vraiment partie de moi. Désormais, je suis sereine, je ne me mets pas la pression. Je vais y aller crescendo sans me fixer de résultats précis. Le chemin est long jusqu’aux JO de Sotchi. Pour l’instant, tout se passe bien. Je retrouve mes marques, je me sens bien mentalement et physiquement. On verra en compétition, quand je retrouverai des gens que je n’ai pas vus depuis longtemps.

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