Actualisé 26.01.2017 à 08:32

MotocyclismeSur la route de la MotoGP

Thomas Lüthi était à Genève, la semaine passée, pour y travailler son aérodynamisme, mais aussi évoquer ses espoirs.

von
Robin Carrel
Genève

Tout frais vice-champion de Moto2, Thomas Lüthi est venu au bout du Léman afin d'y travailler sa pénétration dans l'air, mais aussi pour que son team manager, Fred Corminboeuf, et Patrick Haas, responsable du CMEFE (groupe de compétences en mécanique des fluides et énergétique) de la Haute Ecole du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève (HEPIA), puissent expliquer leurs travaux au public. Devant près de 200 passionnés, ils ont évoqué le travail réalisé sous le pont Butin, où se trouve la soufflerie, ses applications sportives, mais aussi les ambitions de la Kalex de Thomas Lüthi.

Assailli par les fans avides de selfies après la conférence, le pilote bernois de 30 ans n'a pas caché son but pour 2017: le titre mondial. Une consécration qu'il n'a plus connue depuis 2005 et sa victoire finale en 125 cm3: «On était de plus en plus forts en 2016. Il faut ­emmener avec nous cette confiance. On était 2es, la marche d'après c'est la 1re. Ensuite, mon but sera de courir en MotoGP.» Lüthi a aussi loué le boulot qu'il a pu réaliser grâce aux ingénieurs genevois: «Il est important d'être sûr que chaque petit détail est pris en compte. On a pu voir la saison dernière le résultat, car j'étais le plus rapide en ligne droite.»

«Avec cette collaboration, on a constaté que notre méthodologie était bonne, se réjouit Patrick Haas. Mais pour moi, un bon ingénieur, c'est celui qui gagne au Mugello (ndlr: en Italie).» A confirmer dès le 26 mars.

Fred Corminboeuf, Team manager de Lüthi

«Ça fait trois saisons que la HEPIA nous aide à développer nos motos; on a donc pu les rendre très performantes. La mécanique ne suffit pas, il faut aussi des pilotes au gros cur. Après avoir été vice­-champion du monde 2016 avec Lüthi, on ne peut pas ­viser autre chose que le titre. Mais ce n'est pas une pression supplémentaire. A terme, pour 2018-2019, notre but est d'emmener notre pilote phare en MotoGP. Ce ne sera pas facile, il faut des partenaires, il y a aussi de la politique avec les instances... On veut aller batailler dans l'élite. Mais aussi garder nos Moto2, y jouer le titre et découvrir des talents. A plus long terme, le but est de jouer le top8 en MotoGP à l'horizon 2020.»

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