Actualisé 09.01.2018 à 12:03

Valais

Sursis pour l'homme qui a battu à mort un petit chien

Le Tribunal de Martigny a condamné un homme de 25 ans à des jours-amende et à une amende, pour avoir tué le chihuahua de son ex-compagne.

de
Christian Humbert
Le chihuahua avait succombé, en octobre 2016, aux mauvais traitements subis.

Le chihuahua avait succombé, en octobre 2016, aux mauvais traitements subis.

DR

La dernière plaidoirie prononcée par l'avocat de la défense avant qu'il ne se retrouve lui-même derrière les barreaux (lire encadré) n'a pas été entendue par le juge unique du tribunal de Martigny (VS). Pour avoir tué le chihuahua de sa compagne et fumé du hasch, un homme de 25 ans désoeuvré a écopé de 40 jours-amende avec sursis de 3 ans et d'une amende de 800 francs. Le procureur, absent aux débats, avait requis 300 jours-amende et 500 francs d'amende, tandis que la défense avait plaidé l'acquittement.

Le condamné devra aussi verser à son ex près de 1400 francs pour compenser la perte de Kalash, ainsi que 2100 francs pour couvrir ses frais pénaux. Et sa facture sera encore alourdie de 2000 francs de frais et du remboursement des 2400 francs qu'a coûté sa défense.

Le tarif est donc élevé pour cet homme, plus souvent assis dans son salon ou face à la justice qu'à un poste de travail. Sans emploi et adepte de la fumette, il a été reconnu coupable de dommages à la propriété et de mauvais traitements envers les animaux.

Multiples contusions et hématomes

C'est en octobre 2016 que la propriétaire de l'animal avait découvert son chihuaha inanimé. La vétérinaire avait conclu que le petit canidé avait été roué de coups, probablement assénés avec les pieds: de multiples contusions et hématomes le prouvaient. Et les plaies recensées ne pouvaient provenir d'une chute du logement du couple à Martigny situé au 1er étage.

Pourtant, le condamné a toujours contesté ce qu'on lui reprochait: «Je n'a jamais fait de mal à ce chien», a-t-il soutenu. Or l'animal a été frappé dans l'après-midi, à un moment où seul le condamné était présent.

Avocat toujours en détention

C'est en prison que l'avocat du condamné, qui avait plaidé l'acquittement le 29 novembre dernier, a pris connaissance du verdict. C'est la dernière fois que Me A. est apparu devant un Cour: deux jours plus tard, le 1er décembre, il a lui-même été arrêté et placé en détention. Il est notamment soupçonné de menaces, de tentative de contrainte et d'instigations à faux témoignages. L'avocat aurait fait pression sur des femmes que son frère cadet, également en prison, aurait violées. L'enquête est en cours.

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