Chandolin (VS): Surveillance du camp des Jeunes socialistes
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Chandolin (VS)Surveillance du camp des Jeunes socialistes

Après le massacre en Norvège, le dispositif policier a été renforcé autour du camp des Jeunesses socialistes suisses, en Valais, où près de 3000 participants sont attendus jusqu'au 7 août.

par
Frédéric Nejad
L'événement rassemble des milliers de militants à Chandolin. (Photo: dr)

L'événement rassemble des milliers de militants à Chandolin. (Photo: dr)

Près de cent jeunes socialistes (JS) de toute la Suisse espèrent accueillir à Chandolin jusqu'au 7 août près de 3000 participants provenant d'une centaine de pays. Mais la tuerie perpétrée le 22 juillet lors d'un rassemblement de jeunes sociaux-démocrates sur l'île d'Utoeya plane dans les esprits.

Porte-parole de la police cantonale valaisanne, Markus Rieder souligne que la sécurité de la réunion des Jeunes socialistes suisses est d'abord de la responsabilité des organisateurs. «Nous sommes cependant très attentif cette année à l'aspect sécuritaire et nous nous sommes déjà concertés à ce sujet avec les responsables du camp», précise Markus Rieder. Il refuse toutefois de dévoiler le dispositif policier, «élaboré il y a déjà plusieurs mois après une analyse de notre état-major puis des diverses sections», ainsi que des dangers potentiels. «Sachez que nous avons d'avantage de patrouilles sur le terrain prêtes à intervenir si nécessaire. Et contrairement à nos collègues norvégiens, nous n'aurons pas besoin d'une heure et demie pour agir!»

Responsable du camp en Valais, la jeune socialiste Mattea Meyer refuse toutefois de céder à la paranoïa: «Cette tuerie en Norvège a été une tragédie, mais il ne faut pas paniquer. Le dispositif pour la sécurité de nos participants demeure le même et nous avons comme chaque année averti la police locale. Mais il s'agit avant tout pour nous de créer une ambiance sympa durant ce camp d'été.»

Selon David Roth, président des JS, les plans du lieu d'habitation accueillant les participants ont toutefois été transmis à la police. Cette dernière leur aurait même donné des conseils quant au comportement à adopter dans un cas de figure aussi dramatique qu'en Norvège.

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