Genève: Surveillance renforcée aux urgences des HUG
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GenèveSurveillance renforcée aux urgences des HUG

Pour faire face à la fréquentation en hausse de son service d'urgences, les HUG ont pris le taureau par les cornes.

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont pris une série de mesures pour faire face à la forte fréquentation que connaissent leurs urgences. Les patients en attente font dorénavant l'objet d'un contrôle renforcé.

Deux chefs de clinique assurent la surveillance toute l'année, a indiqué mercredi le directeur médical des HUG Pierre Dayer, confirmant une information de la «Tribune de Genève». L'organisation des urgences va également être repensée d'ici à 2015, car les services sont aujourd'hui «trop à l'étroit».

«Sur notre tableau de bord, les lampes d'alerte sont passées au rouge à la fin de l'année», a expliqué le professeur Dayer. Le dispositif n'est plus calibré pour la Genève actuelle, qui déborde de ses frontières. Le bassin de population dont doivent s'occuper les HUG est passé de 400'000 à près d'un million d'habitants.

Par souci de commodité, les médecins ont également tendance à envoyer leurs patients aux HUG, au lieu d'organiser une prise en charge avec des spécialistes. En 2012, 61'000 personnes ont consulté les urgences des HUG. Sur ce total, la moitié était de «vraies» urgences, a relevé le professeur Dayer.

Le reste entre dans la catégorie du «besoin de consulter». Les urgences sont «le dernier saloon avant le désert», a noté M. Dayer. Celui-ci a toutefois insisté sur le fait que ces problèmes d'engorgement se retrouvent dans tous les hôpitaux. Le CHUV a ainsi créé un dispositif d'alerte après le décès d'une patiente. (ats)

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