Suspense insoutenable en Italie
Actualisé

Suspense insoutenable en Italie

Le suspense se poursuit en Italie après les élections législatives de dimanche et lundi. Selon la télévision publique RAI, des chiffres «fiables» sur le résultat de l'élection au Sénat ne sont pas attendus avant l'après-midi.

Selon des résultats partiels, la coalition de droite de Silvio Berlusconi détient actuellement 155 sièges au Sénat, contre 154 pour l'Union de centre-gauche de Romano Prodi. C'est le vote des Italiens de l'étranger, qui devaient désigner six sénateurs, qui fera pencher la balance.

Dans la nuit, M. Prodi a revendiqué la victoire dans les deux chambres du parlement. A la chambre des députés, l'actuelle opposition a remporté une victoire à l'arraché, avec 49,81 % des suffrages contre 49,74 % à la coalition de M. Berlusconi. Sa marge est de 25 224 voix, une fraction infime des 47 millions d'électeurs inscrits.

«Coup d'Etat»

La droite a toutefois contesté ces résultats. «Etant donné ce faible écart, il faudra revérifier très attentivement le dépouillement, et les résultats», a déclaré à l'aube Paolo Bonauiti, bras droit de Silvio Berlusconi, évoquant notamment «un demi-million de votes annulés».

«L'autoproclamation (de la victoire) est constitutionnellement illégitime», fulminait de son côté le ministre de l'industrie Claudio Scajola, membre de Forza Italia, le parti de M. Berlusconi, dénonçant un «coup d'Etat». Lundi soir, le ministre de l'intérieur Roberto Castelli avait dit «espérer» que la gauche «respecte le résultat (des élections), quel qu'il soit».

Nouvelles élections ?

De son côté, la presse spéculait déjà sur la tenue de nouvelles élections au cas où la droite remporterait la majorité au Sénat. Pour le quotidien romain «La Repubblica», un nouveau scrutin constitue la solution la plus probable en cas de «match nul» (pareggio).

Comme en Suisse, la constitution italienne stipule que toutes les lois doivent être approuvées par les deux chambres du parlement. Dans un pays coupé en deux, les observateurs ne croient pas à la constitution d'une «grande coalition» gauche-droite comme celle qui dirige actuellement l'Allemagne. (ats)

Ton opinion