Résultats annuels: Swatch Group mise sur l'humour
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Résultats annuelsSwatch Group mise sur l'humour

Le numéro un mondial de l'horlogerie Swatch Group innove cette année, «Swissness» oblige.

Les écussons des cantons suisses, à la mode Swatch.

Les écussons des cantons suisses, à la mode Swatch.

Il publie mercredi, entre autres langues, son rapport annuel en suisse-allemand plutôt qu'en allemand standard, et se présente sur son site internet comme 27e canton, avec son propre drapeau.

La couverture du rapport est pour sa part ornée des armoiries des 26 cantons et demi-cantons, mais revues et corrigées sur le mode humoristique. Swatch Group, qui monte régulièrement aux barricades pour défendre le «Swissness» dans l'horlogerie, à savoir une partie essentielle de la fabrication en Suisse, tient ce mercredi sa conférence de presse de bilan à Granges (SO).

Le groupe fête aussi cette année les 30 ans de la montre Swatch, dont il a pris le nom même s'il chapeaute aussi d'autres marques mondialement connues comme Omega, Longines ou Breguet, pour n'en citer que quelques-unes. Swatch Group a dégagé en 2012 un bénéfice net record de 1,61 milliard de francs, pour un chiffre d'affaires de 8,14 milliards.

Croissance de 5-10% pour l'horlogerie en 2013

Au chapitre des perspectives pour l'horlogerie suisse, Nick Hayek se montre relativement prudent. Le patron de Swatch Group estime qu'une croissance de 5-10% serait «formidable et possible» pour la branche cette année.

Et ce, d'autant que la base de comparaison de l'année passée est particulièrement élevée. «Vous ne devez pas vous habituer à des taux de croissance de 15 à 30%».

Interrogé sur la possibilité que le géant horloger atteigne des ventes de 9 milliards de francs, il estime qu'au vu des marchés mondiaux, le potentiel existe. Il souligne toutefois que c'est un objectif des analystes. Le groupe, pour sa part, est confiant dans sa capacité à réaliser une «croissance saine» en 2013, à créer des emplois et à développer de nouveaux produits. (ats)

Economiesuisse n'a plus de crédibilité, dit Nick Hayek

Nick Hayek se montre très critique au sujet d'economiesuisse, notamment quant à son attitude dans le dossier du «Swiss made». Le patron de Swatch Group juge que l'association patronale a perdu sa crédibilité.

Interrogé sur ce que la faîtière des entreprises devrait faire pour obtenir la réintégration de la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH) qui a claqué la porte, Nick Hayek répond avec verve: «Il lui faut plus d'oxygène, de la passion, du leadership, des patrons, des gens qui peuvent s'exprimer. Elle n'a plus de crédibilité.»

Le patron de Swatch Group s'exprimait dans le cadre de la conférence de presse de bilan du géant horloger. Selon lui, il y a tout un état d'esprit à changer chez economiesuisse, qui doit être au service des entreprises, et ainsi aussi des travailleurs.

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