Jeux olympiques: Swiss Olympic toujours à fond derrière Sion 2026
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Jeux olympiquesSwiss Olympic toujours à fond derrière Sion 2026

Swiss Olympic ne remet pas en cause son engagement, malgré un article soulignant que l'étude d'avocats de Jean-Philippe Rochat était évoquée dans les Panama Papers.

La publication par par Le Nouvelliste et L'Illustréd'un article soulignant que l'étude d'avocats de Jean-Philippe Rochat est évoquée dans les Panama Papers ne remet absolument pas en cause l'engagement de Swiss Olympic.

Il n'y a rien de fondamentalement nouveau, et un éventuel départ de M. Rochat de la présidence du comité de candidature de Sion 2026 n'est pas à l'ordre du jour, estime en substance SOA.

Swiss Olympic avait prévu de longue date une rencontre avec la presse romande, tradition annuelle, à Lausanne mercredi. Ce jour, par hasard, coïncidait avec la publication dans l'Illustré d'un article révélant la présence de l'étude dont Jean-Philippe Rochat fait partie de la direction - Carrard & Associés, devenue aujourd'hui Kellerhals Carrard - dans les listes des Panama Papers ayant mis en lumière l'an dernier diverses pratiques d'optimisation fiscales menées par des entreprises ou des personnes à travers le monde.

Swiss Olympic s'est montrée solidaire avec la prise de position de M. Rochat. Ce dernier avait estimé mardi déjà que l'«optimisation fiscale était légale» et que l'étude avait travaillé en conformité avec la Loi fédérale sur le blanchiment d'argent. L'ancienne étude Carrard @ Associés est certes mentionnée dans une liste des Panama Papers, mais celle-ci a été mise en ligne en mai 2016.

A ce titre, cette discussion aujourd'hui «n'est pas une grande nouvelle», a relevé Jürg Stahl, à la fois président de Swiss Olympic, vice-président du comité de candidature de Sion 2026 et président du Conseil national (jusqu'à lundi prochain). «Nous connaissons tous les mandats de Jean-Philippe Rochat, ceux-ci sont connus et transparents», a-t-il précisé. Il n'y a donc «aucune raison» pour un changement à la tête du comité de candidature, a relevé Swiss Olympic.

200'000 frs de salaire en 2019

M. Stahl a loué l'engagement sans faille de M. Rochat ces derniers mois pour la candidature et parle d'une «tentative de déstabilisation». Il a par ailleurs rejeté le chiffre de 500'000 francs avancé par L'Illustré au sujet de salaire de M. Rochat. Celui-ci se situe «à 100'000 frs pour 2018 et 200'000 frs pour 2019, pour un travail à plein temps.» Et d'ajouter: «Nous avons pleine confiance en lui.»

Concernant la possibilité d'un conflit d'intérêts évoquée par ailleurs par l'Illustré, sachant que François Carrard - qui a donné son nom au cabinet - a été directeur général du CIO pendant 13 ans, M. Stahl a répliqué qu'il était normal, dans un petit pays comme la Suisse fonctionnant avec un système de milice, que des contacts de nouent et que des liens existent. Il en va dans tous les pays ainsi. «Il est très difficile de trouver des experts parfaitement libres et sans liens.» L'essentiel est que ce soit transparent.

Roger Schnegg, directeur de Swiss Olympic, estime que le projet Sion 2026 représente «une opportunité en or» et que ses chances sont grandes. Après trois éditions olympiques consécutives en Asie - PyeongChang en 2018, Tokyo en 2020, Pékin en 2022 -, précédées par une édition sur le continent américain (Rio 2016), l'heure est revenue d'un retour en Europe. D'autant que Sion respecte l'Agenda 2020 du CIO pour des JO à taille humaine et que le projet est le plus avancé de tous (les seuls points encore à régler, outre bien sûr les votations populaires, concernent le saut à skis, le patinage de vitesse et la sécurité).

MM. Stahl et Schnegg ont reconnu cependant qu'il fallait convaincre davantage encore, au plan interne en particulier. Ils en appellent à une plus grande mobilisation du monde sportif suisse, des champions ou anciens champions notamment, pour faire passer des «émotions positives». Sachant que les sceptiques sont en général plus prompts à se manifester que les convaincus.

Swiss Olympic est apparu aussi déterminé que jamais à aller de l'avant. Tout en se disant ouvert aux critiques. «Elles nous poussent à nous améliorer», a conclu M. Schnegg.

Frédéric Favre déplore Vice-président du comité de candidature Sion 2026, le conseiller d'Etat valaisan Frédéric Favre déplore l'usage qui a été fait des informations sur Jean-Philippe Rochat. Selon lui, elles ont été utilisées «pour entacher la valeur de la candidature». Les pratiques dénoncées sont «légales et publiques depuis 2016». Elles sortent «de manière volontaire pour nuire à la candidature», estime M. Favre. Pour le conseiller d'Etat, chef du département des sports, il ne s'agit pas de regarder le passé pour faire le procès des Jeux olympiques. Il faut «regarder l'avenir et essayer de faire une nouvelle génération de JO». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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