Adelboden (BE): Swiss-Ski enchaîne les bourdes
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Adelboden (BE)Swiss-Ski enchaîne les bourdes

La dernière est impardonnable. Une négligence face au règlement a empêché le Valaisan Vincent Gaspoz de disputer sa 1re course de Coupe du monde.

par
J.-Ph. Pressl-Wenger
Adelboden
Oups! L'entraîneur en chef Osi Inglin et ses collègues de Swiss-Ski ont commis une énième maladresse au plus mauvais moment.

Oups! L'entraîneur en chef Osi Inglin et ses collègues de Swiss-Ski ont commis une énième maladresse au plus mauvais moment.

En annonçant mardi au skieur d'Évolène Vincent Gaspoz qu'il disputerait sa première course de Coupe du monde samedi à Adelboden, Swiss-Ski avait rendu un jeune homme heureux. Vendredi soir, au moment de lui révéler qu'une erreur administrative repoussait son entrée dans le Cirque blanc, les responsables ont brisé un rêve.

«Je suis extrêmement déçu, a réagi le Valaisan de 21 ans qui a officié en tant qu'ouvreur. Sur le moment je l'ai vraiment mal pris. Surtout que j'ai sacrifié toute une semaine de courses FIS ou de Coupe d'Europe à l'étranger pour pouvoir m'entraîner ici. Ces courses auraient pu me permettre de grappiller des points pour me rapprocher des 100 meilleurs du monde.»

Perte de crédibilité

La Suisse avait la possibilité d'aligner un skieur figurant au-delà de la 100e place du classement FIS du géant. Elia Zurbriggen, le fils aîné de Pirmin, a reçu son ticket. En début de semaine, au moment où le forfait de Sandro Viletta a été une certitude, la place du Grison a été proposée à Gaspoz. Malheureusement, ni son entraîneur, ni l'administration de Swiss-Ski et encore moins Osi Inglin, l'entraîneur en chef des messieurs, n'ont pensé à vérifier son classement avant de lui communiquer la «bonne» nouvelle. Vendredi soir, au moment du tirage des dossards, les responsables de la FIS ont demandé à l'équipe de Suisse de choisir entre Elia Zurbriggen (188e) et Vincent Gaspoz (198e).

Pour la Fédération, cette énième maladresse arrive au plus mauvais moment. Attaquée pour le manque de résultats de ses leaders masculins, montrée du doigt pour ses choix concernant les groupes d'entraînement, elle a réussi le tour de force de nuire à sa propre image. De perdre encore un peu de crédibilité.

Vincent Gaspoz (ouvreur pas trop rancunier) :

Malgré tout, c’était beau de skier sur cette piste, avec tout ce public. J’avais vraiment les cuisses qui brûlaient en arrivant en bas. La Fédération s’est excusée auprès de moi en m’expliquant que c’était une erreur stupide.

Justin Murisier (actuellement blessé, le slalomeur du Val de Bagnes partage la chambre de Vincent Gaspoz à Adelboden) :

Avec Vincent, on était dans la même équipe au centre de performance de Brigue. On se connaît donc très bien et on est toujours resté en contact. Pour lui ça a été dur à vivre et je suis très triste pour lui, même s’il n’y a pas mort d’homme. Tu vas courir pour la première fois en Coupe du Monde et tu vis tout ce qui va avec. Ensuite, en moins d’une demi-heure tout s’écroule en raison d’une erreur qui n’aurait jamais dû arriver.

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