Technologie: Swisscom pourra tester un véhicule qui roule tout seul
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TechnologieSwisscom pourra tester un véhicule qui roule tout seul

L'opérateur a reçu l'autorisation de faire circuler un véhicule à conduite autonome en Suisse. Mais les conditions de sécurité imposées sont très strictes.

C'est la voiture mise au point par l'université de Berlin qui sera utilisée pour ces tests.

C'est la voiture mise au point par l'université de Berlin qui sera utilisée pour ces tests.

Le Département fédéral des transports (DETEC) a donné son feu vert à un projet pilote de test de véhicule sans conducteur, mais à des conditions strictes afin de garantir la sécurité. Deux personnes devront ainsi néanmoins être dans le véhicule, qui sera équipé d'un bouton d'arrêt d'urgence. Par ailleurs, une assurance responsabilité civile avec une couverture de 100 millions d'euros devra être souscrite.

L'autorisation délivrée à Swisscom pour cette voiture autonome est exceptionnelle et valable jusqu'à la fin de l'année. De plus, elle est limitée à quelques tronçons de la voie publique, a indiqué mardi le DETEC. Les premiers tests seront réalisés en ville de Zurich. Une dérogation est requise, puisqu'un conducteur n'est normalement pas autorisé par la législation routière à lâcher le volant, par exemple.

Choix des routes appelé à évoluer

Outre les tronçons autorisés dans un premier temps, d'autres secteurs expérimentaux devront être approuvés par les autorités cantonales compétentes. S'il s'agit de routes nationales, c'est l'Office fédéral des routes (OFROU) qui se prononcera. Pour tous les autres trajets, la conduite s'effectuera de manière «conventionnelle», a précisé le département de Doris Leuthard.

Pour garantir la sécurité, le véhicule sera équipé d'un bouton d'arrêt d'urgence. Par ailleurs, pendant les trajets de test, la présence en permanence de deux conducteurs au bénéfice d'une formation spéciale sera exigée. Ceux-ci devront être capables d'intervenir immédiatement en cas de problème.

Tous les paramètres des trajets devront être enregistrés. Une fois les tests achevés, Swisscom rédigera un rapport final.

Tests «précieux», selon le gouvernement

Pour la Confédération, il est primordial que la sécurité routière soit garantie en tout temps et que les nouveaux systèmes fassent leurs preuves dans la circulation routière, écrit le DETEC. Le projet pilote doit permettre d'identifier les éventuels problèmes et risques, de faire des expériences et de tirer des enseignements pour la suite des opérations.

Selon le département, les tests devraient être porteurs de précieux enseignements. Et comme il y a lieu de penser que des véhicules autonomes seront produits en série ces prochaines années, des questions se posent quant à leur admission à la circulation. A l'étranger, des véhicules autonomes circulent depuis longtemps déjà et la technologie est bien avancée, note le DETEC.

Projet présenté la semaine prochaine

C'est le véhicule de l'Université libre de Berlin qui sera utilisé pour ces tests. Celui-ci bénéficie déjà d'une autorisation exceptionnelle pour circuler en mode autonome dans le Land de Berlin. Swisscom présentera son projet en détail lors d'une conférence de presse le 12 mai à Zurich.

(ats)

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