Genève Aéroport - Swissport et ses employés signent un accord 
Publié

Genève AéroportSwissport et ses employés signent un accord

L’entreprise d’assistance au sol et son personnel ont trouvé une solution temporaire. Une convention collective de crise a été ratifiée mercredi.

Le 14 juillet, une partie du personnel a fait grève durant 3 heures. Une trentaine de vols ont été impactés par ce débrayage surprise. 

Le 14 juillet, une partie du personnel a fait grève durant 3 heures. Une trentaine de vols ont été impactés par ce débrayage surprise.

dra

Après des mois de négociations infructueuses, Swissport et ses employés ont enfin trouvé un terrain d’entente. Mercredi, l’entreprise d’assistance au sol active à l’aéroport de Genève a proposé une CCT de crise (convention collective de travail) à son personnel. Cette solution temporaire a convaincu les collaborateurs qui ont ratifié le texte. L’accord intervient une semaine après un débrayage surprise mené par une partie des salariés. La grève avait impacté une trentaine de vols.

«La CCT de crise est valable pour une période de 9 mois, rétroactivement du 1er juin 2021 au 28 février 2022 et se base sur les conditions de travail du 4 janvier», précise Swissport, qui y voit une bonne base pour la reprise de négociations pour une CCT à long terme, dès le mois d’octobre.

Un gage de bonne foi

Elle rétablit des acquis supprimés au mois de juin, rappellent le Syndicat des services publics et Avenir Syndical, soit la participation à la caisse maladie, des mesures de compensations et un cadre limitant le recours au personnel auxiliaire. Elle supprime également des dispositifs qui pénalisaient les employés et valorise de façon plus équitable la pénibilité du travail.

«Sans être parfait, cet accord est un gage de bonne foi de l’entreprise à rétablir un dialogue social prenant en compte les demandes du personnel», relèvent les syndicats SEV et Avenir Syndical, qui espèrent que les discussions vont désormais se poursuivre dans la même dynamique de concertation.

Accord obtenu sous la pression

«Si ce petit pas a pu voir le jour, c’est grâce à la courte grève du 14 juillet», regrette le syndicat des Services publics Aéroport (SSP). Pour son secrétaire syndical, Jamshid Pouranpir, «le personnel a accepté cette couleuvre dans l’espoir de retrouver des conditions de travail dignes dès la fin de la crise.» Les employés combattent depuis plusieurs mois une dégradation de leurs conditions salariales consécutives à l’échéance de la dernière CCT, survenue en septembre 2020, faute d’accord entre la direction et les syndicats.

(lhu)

Ton opinion