Médias: Syndicom critique Tamedia
Actualisé

MédiasSyndicom critique Tamedia

Les syndicats déplorent l'attitude de Tamedia envers ses employés, alors que le groupe annonce 130 millions de bénéfice net. Pour rappel, les «41 du Matin» n'ont toujours pas de plan social.

Neuf mois après la disparition du journal papier «Le Matin», les 41 collaborateurs n'ont toujours pas de plan social.

Neuf mois après la disparition du journal papier «Le Matin», les 41 collaborateurs n'ont toujours pas de plan social.

Les syndicats déplorent l'attitude de Tamedia après l'annonce de nouveaux bénéfices mirobolants. Syndicom critique la radinerie du groupe médiatique zurichois envers son personnel. Impressum dénonce le fait que Tamedia préfère dépenser de l'argent en arbitres au lieu d'offrir une solution juste de plan social aux «41 du Matin».

Alors que les résultats financiers de Tamedia sont tombés mardi - un bénéfice de 130 millions de francs -, la faîtière des journalistes suisses estime que le bénéfice ne doit pas aller aux actionnaires mais aux rédactions et en particulier aux licenciés, dont les 41 de feu le journal papier «Le Matin», qui n'ont toujours pas de plan social depuis neuf mois, écrit impressum dans un communiqué.

Chaque mois supplémentaire pour les «41 du Matin» ne représenterait pour le groupe zurichois qu'environs 0,3% de son bénéfice 2018, note l'association. Elle déplore que Tamedia, en Suisse romande, n'ait pas respecté la CCT en matière de droits de consultation pour la fermeture du titre «Le Matin» en juillet 2018.

Impressum «ne comprend pas pourquoi Tamedia préfère payer des avocats et des arbitres plutôt que d'offrir un plan social digne à 41 personnes qui ont été de fidèles employés, qui ont vécu dans l'insécurité deux ans durant et qui se trouvent maintenant pour la plupart dans la précarité». Au vu des résultats, le groupe doit accepter la revendication déposée par les rédactions romandes d'un gel des licenciements durant au moins deux ans, insiste impressum.

Appel à investir dans le personnel

De son côté, syndicom critique le fait que dans les différents conflits en Suisse romande et en Suisse alémanique, Tamedia s'est «montrée intransigeante et radine» vis-à-vis de ses collaborateurs. Le syndicat dénonce l'absence de «responsabilité sociale et éditoriale» du conglomérat médiatique zurichois.

«Tamedia accélère le processus de concentration dans la branche des médias en rachetant et en supprimant des titres. contribue ainsi largement à l'appauvrissement du paysage médiatique et de la diversité des opinions», déplore syndicom dans son communiqué. Le syndicat exige de la direction de Tamedia «qu'elle fasse preuve de respect à l'égard des employés du groupe».

Les deux syndicats appellent Tamedia à investir dans le personnel et dans le journalisme, plutôt que de distribuer de «généreux dividendes». (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion