Groupe NZZ: Syndicom demande de ne pas fermer l'imprimerie
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Groupe NZZSyndicom demande de ne pas fermer l'imprimerie

Le groupe de presse zurichois NZZ commet une erreur stratégique en voulant fermer son imprimerie à Schlieren (ZH), affirme syndicom.

Le syndicat des médias et de la communication a remis à la direction plusieurs propositions pour éviter les licenciements prévus, qui pourraient se chiffrer à 125 postes.

Le centre d'impression constitue l'un des piliers de l'entreprise et les produits imprimés rapportent 6 francs sur 7 à l'éditeur du quotidien «Neue Zürcher Zeitung» (NZZ), soutient lundi syndicom. En externalisant ces tâches chez le concurrent zurichois Tamedia, la direction met en danger l'indépendance et la flexibilité de «l'institution».

Le syndicat réclame dans sa requête principale de renoncer à la décision annoncée fin novembre. Pour cela, l'annulation des contrats avec Tamedia est exigée, écrivent les commissions d'entreprise de l'imprimerie et du personnel de la NZZ.

Si la direction du groupe NZZ ne devait pas donner suite à cette proposition, elle devrait reporter la clôture de l'imprimerie à 2018, et réévaluer la situation à fin 2017. Les collaborateurs sont disposés à accepter une baisse de la masse salariale totale de 5% jusqu'à fin 2018, avance le syndicat, répondant dans le cadre de la procédure de consultation légale.

Décisions aux actionnaires

Si ces alternatives ne devaient rencontrer aucun écho auprès de la direction, la fermeture devrait être soumise à l'approbation de l'assemblée générale en 2015. Syndicom accepterait dès lors un «oui» des actionnaires.

Fin novembre, le groupe de presse NZZ a annoncé sa volonté de fermer son imprimerie à Schlieren (ZH). Au maximum, 125 des 184 emplois doivent être rayés. Le groupe veut concentrer ses activités d'impression sur les sites de Winkeln (SG) et d'Adligenswil (LU).

L'éditeur dit anticiper ainsi la baisse de la consommation d'informations sur papier au profit d'offres numériques. Le marché suisse de l'impression de journaux souffre de surcapacités en raison de la baisse des tirages.

La décision ne jouit pas du soutien unanime du personnel. Une centaine de personnes ont remis mi-décembre une pétition pour maintenir l'imprimerie «rentable». Une cinquantaine de journalistes de la «NZZ» et de la «NZZ am Sonntag», des représentants des syndicats et des politiciens se sont joints à la démarche. (ats)

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