Diplomatie: Syrie: de nouveaux pourparlers le 23 mars
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DiplomatieSyrie: de nouveaux pourparlers le 23 mars

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie a annoncé mercredi que le gouvernement et l'opposition discuteraient le 23 mars à Genève.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Le gouvernement syrien et les groupes d'opposition sont invités à reprendre les pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU à Genève le 23 mars, a annoncé mercredi l'émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie.

Staffan de Mistura a révélé cette date après avoir présenté au Conseil de sécurité les résultats des dernières discussions difficiles qui se sont achevées vendredi en Suisse sans parvenir à mettre un terme à une guerre qui a fait plus de 310'000 morts et des millions de réfugiés en six ans.

«A l'heure actuelle, j'ai l'intention de rappeler les invités à Genève pour un cinquième cycle (de pourparlers) en visant la date du 23 mars», a déclaré à la presse le diplomate onusien.

Les dernières discussions genevoises sur la Syrie avaient pris fin le 4 mars avec l'acceptation par les belligérants syriens d'un «agenda clair» incluant la gouvernance et la lutte contre le terrorisme.

Washington pour une «solution politique»

Les Etats-Unis, qui avaient été sous l'administration précédente de Barack Obama une force motrice du processus diplomatique à Genève avant de laisser peu à peu la place à la Russie, ont assuré mercredi qu'ils soutenaient toujours la recherche d'une «solution politique». «Nous allons continuer à observer le processus, mais nous l'appuyons et nous voulons une solution», a assuré l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

Le porte-parole du département d'Etat Mark Toner a souligné que Washington continuait de «vouloir et croire avec force qu'il n'existe qu'une solution politique et non militaire».

Parallèlement au processus de Genève, la Russie, alliée de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, parrainent des négociations à Astana, au Kazakhstan. Le département d'Etat a rappelé que les Etats-Unis n'avaient qu'un statut d'«observateur» pour ces pourparlers. «Nous soutenons fermement les efforts de l'ONU pour sceller un processus politique.

D'abord, évidemment un cessez-le-feu, puis un processus politique», a réaffirmé Mark Toner, conformément à la ligne qu'a défendue pendant des années la diplomatie américaine sous l'administration Obama.

Les Etats-Unis déploient des canons des Marines

Dans le même temps, les Etats-Unis ont déployé une batterie d'artillerie des Marines en Syrie pour appuyer l'offensive sur Raqa, marquant une nouvelle inflexion dans la mission des soldats américains dans la place, a indiqué mercredi un responsable américain.

La batterie d'artillerie avec des canons de 155 mm est arrivée en Syrie et «est prête à conduire sa mission» de soutien à l'offensive sur Raqa, la capitale auto-proclamée du groupe Etat islamique, a indiqué le responsable américain.

L'envoi des canons marque une implication accrue des militaires américains en Syrie, qui sont environ 500. Ceux-ci étaient cantonnés jusqu'à maintenant à un rôle de conseil des forces locales se battant contre le groupe Etat islamique, principalement les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde.

Les canons vont leur permettre désormais d'appuyer directement l'offensive des FDS sur Raqa. L'offensive a été lancée à l'automne dernier, et les FDS sont désormais à proximité de la ville. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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