Guerre civile: Syrie: les attentats de Paris pèsent sur les pourparlers
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Guerre civileSyrie: les attentats de Paris pèsent sur les pourparlers

La France participe depuis plus de deux ans à la coalition anti-Etat islamique en Irak et a commencé à mener des frappes sur la Syrie depuis octobre.

Les attaques terroristes sans précédent qui ont frappé Paris font monter la pression sur les tractations diplomatiques qui reprennent à Vienne samedi entre des grandes puissances.

Elles sont divisées sur les contours d'une éventuelle solution politique pour mettre fin au conflit syrien.

Cette réunion internationale, la deuxième en 15 jours, intervient quelques heures après que 128 personnes ont été tuées dans plusieurs attaques terroristes sans précédent vendredi soir à Paris.

Ces attaques n'avaient pas été revendiquées samedi matin, mais les soupçons se sont aussitôt portés vers la mouvance islamiste.

Cette «terrible épreuve, (...) nous savons d'où elle vient, qui sont ces criminels, qui sont ces terroristes», a déclaré à Paris le président français François Hollande. Un témoin d'une des attaques a rapporté à l'AFP avoir entendu les assaillants mettre en cause l'intervention de la France en Syrie.

La France participe depuis plus de deux ans à la coalition anti-Etat islamique en Irak et a commencé à mener des frappes sur la Syrie depuis octobre.

Condamnation des attentats

A son arrivée dans la capitale autrichienne, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir, dont le pays participe à la coalition internationale, a condamné ces attentats qui constituent une «violation de toute éthique, morale et religion».

Le bal diplomatique a débuté à Vienne par une rencontre des chefs des diplomaties internationales hostiles au régime de Damas, dont la France et les Etats-Unis.

Une vingtaine de délégations, parmi lesquelles l'Iran et à la Russie, derniers soutiens du régime syrien, se retrouveront ensuite vers 11h00 pour une séance de tractations diplomatiques.

Beaucoup de travail

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a annoncé se rendre à Vienne «(...) pour parler de la lutte contre Daech et l'extrémisme».

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait tempéré jeudi les espoirs de trouver un règlement politique samedi à Vienne.

«Je ne peux pas vous dire (...) que nous sommes au seuil d'un accord complet. Non. Il reste beaucoup de travail à faire», avait reconnu M. Kerry qui a rencontré vendredi soir ses homologues turc Feridun Sinirlioglu, saoudien Adel al-Jubeir et l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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