Genève: Syrie: reprise des négociations le 23 février
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GenèveSyrie: reprise des négociations le 23 février

Les négociations intra-syriennes reprendront à la fin du mois à Genève. Le gouvernement Assad a fait savoir qu'il était prêt à accepter des échanges de prisonniers.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Les négociations intra-syriennes de Genève débuteront le 23 février, a annoncé lundi le bureau de l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura. Les invitations ont été envoyées ce lundi aux différentes délégations.

«Il est attendu que les délégations arriveront à Genève le ou autour du 20 février afin de permettre des consultations préalables avec l'envoyé spécial et son équipe avant le début formel des négociations intra-syriennes, prévues le 23 février 2017», a dit la porte-parole de Staffan de Mistura, Yara Sharif.

Le diplomate italo-suédois «se consacre activement aux efforts diplomatiques destinés à assurer, avec succès, la confirmation des arrangements nécessaires» à ces négociations, a-t-elle ajouté dans un communiqué publié à Genève. La date avancée jusqu'ici pour la reprise des négociations était celle du 20 février.

Nouvelle réunion à Astana

Le Haut comité pour les négociations (HCN), principale organisation représentative de l'opposition syrienne, a approuvé ce week-end la composition de la délégation qui doit participer à ces négociations sous l'égide de l'ONU à Genève. Elle intègre des groupes soutenus par la Russie qui ont émis des critiques sur l'insurrection armée contre le président Bachar al Assad.

Le gouvernement kazakh a parallèlement annoncé qu'il avait invité des délégations du gouvernement syrien et de la rébellion à une nouvelle rencontre à Astana mercredi et jeudi. Mais les rebelles entretiennent le doute sur leur présence à cette réunion. «Il y a eu des violations du cessez-le-feu et les Russes n'ont pas été à la hauteur de leurs promesses de faire cesser ces violations», a ainsi déclaré à Reuters un haut responsable rebelle, Mohammad Al Aboud.

Un autre représentant de la rébellion, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a déclaré, lui, que quelques rebelles au mieux pourraient participer aux discussions d'Astana, mais à la condition que des progrès soient observés dans les deux jours à venir.

Possible échange de prisonniers

De précédentes discussions indirectes entre représentants du régime de Bachar al Assad et de la rébellion se sont tenues en janvier à Astana sous l'égide de la Russie, de la Turquie et de l'Iran.

Le gouvernement syrien a indiqué lundi qu'il était prêt à accepter des échanges de prisonniers avec les groupes rebelles, un gage de bonne volonté susceptible de favoriser la préparation des négociations, selon l'agence officielle Sana.

D'après l'agence, qui cite une source gouvernementale, la disposition des autorités intervient après «le succès (...) de l'Etat syrien dans la libération de nombreux civils et militaires enlevés par les groupes terroristes».

Mercredi dernier, 57 civils, dont 19 enfants, tous originaires de Lattaquié et kidnappés par les rebelles depuis 2013, ont été échangés contre 55 prisonniers, en majorité des femmes et huit mineurs. Les médias officiels ont diffusé des images de Bachar el-Assad et de son épouse Asma en train de recevoir les ex-otages.

L'annonce de Damas intervient également après un rapport choc d'Amnesty International accusant le régime d'avoir pendu quelque 13'000 personnes en cinq ans dans une prison près de la capitale syrienne, un document qualifié par les autorités de «totalement faux». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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