Valais: Tamoil fournit une garantie financière
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ValaisTamoil fournit une garantie financière

Le montant de 5,5 millions de francs est censé couvrir les coûts d'assainissement de cinq secteurs de la raffinerie.

En septembre, Tamoil a remis un projet d'assainissement au service valaisan de la protection de l'environnement.

En septembre, Tamoil a remis un projet d'assainissement au service valaisan de la protection de l'environnement.

Keystone

Tamoil a octroyé la garantie financière exigée par l'Etat du Valais depuis plus d'une année. Elle se monte à 5,5 millions de francs et permettra de couvrir les coûts d'assainissement et de surveillance de la raffinerie de Collombey-Muraz fermée début 2015.

«L'Etat du Valais, la commune de Collombey-Muraz et Tamoil SA ont signé une convention réglant l'octroi d'une garantie financière par Tamoil SA», a annoncé le canton jeudi dans un communiqué. Le montant de 5,5 millions de francs servira à couvrir les coûts d'assainissement dans cinq secteurs de la raffinerie et la surveillance globale du site.

La convention a été signée dans un bref laps de temps par tous les partenaires. La garantie financière prend la forme d'une hypothèque sur un bien immobilier détenu par Tamoil.

«Nous sommes très satisfaits d'avoir pu conclure cet accord. C'est une étape importante qui permet d'aller de l'avant», a indiqué Stéphane Trachsler, porte-parole de Tamoil.

Acheteurs sur les rangs

L'octroi d'une garantie financière met l'Etat à l'abri et ouvre la voie à une vente éventuelle du site. «Plusieurs acheteurs potentiels nous ont fait part de leur intérêt. Nous évaluons tous les dossiers», confie Stéphane Trachsler, qui n'en dira pas plus pour des raisons d'accords de confidentialité.

Le porte-parole ne confirme ni n'infirme avoir eu contact avec Christian Constantin. Le promoteur valaisan avait indiqué en septembre dernier avoir signé une déclaration d'intention d'achat avec Tamoil.

Procédure caduque

La signature de la convention de garantie financière rend caduque la procédure encore pendante auprès du Tribunal fédéral. Pour mémoire, Tamoil s'est opposée dès avril 2015 à l'obligation de présenter des garanties financières.

«On parlait dans les médias de montants allant jusqu'à 70, voire 200 millions de francs! Cela ne s'appuyait sur rien puisque nous ne connaissions pas exactement l'état du terrain. Nous voulions donc d'abord mener les investigations qui nous permettraient notamment d'estimer les coûts», justifie Stéphane Trachsler.

Vaud aussi

En juin dernier, Tamoil a remis un rapport d'investigation de détail au service valaisan de la protection de l'environnement, suivi en septembre d'un projet d'assainissement de la raffinerie. Ce dernier doit permettre de restaurer la qualité des eaux souterraines et d'éviter à long terme l'apparition d'atteintes à la nappe phréatique en aval immédiat du site.

Tamoil souhaite aussi trouver un accord avec le canton de Vaud. Ce dernier réclame au pétrolier des garanties financières d'un peu moins de 200'000 francs pour assurer l'assainissement de la pollution du sol sur le site de la gare de chargement d'Aigle. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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