Tour de France: «Tant qu'on peut, on y va!»

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Tour de France«Tant qu'on peut, on y va!»

Les petits bobos s'accumulent au fil des jours sur le Tour de France. Certains amochés refusent pourtant de rendre les armes.

par
Oliver Dufour
Saint-Quentin

La Grande Boucle est une épreuve terrible. Impitoyable. En trois semaines, les organismes sont malmenés. Beaucoup renoncent bien avant. Pour un virus, parfois. Ou une chute.

«Rien ne vous prépare au Tour, selon George Hincapie, qui vit sa 17e édition – il en a terminé quinze. La première fois, j'ai tant souffert que j'ai espéré chaque jour qu'une chute m'achève, se souvient l'Américain. J'ai été exaucé.»

Parfois les dégâts sont superficiels. D'autres fois, on ne s'en relève pas. A ce jour, Siutsou, Rojas et Tjallingii sont de ceux-là. Puis il y a des braves qui refusent d'abdiquer, alors leur corps crie grâce. Tony Martin, le scaphoïde gauche fracturé, veut s'accrocher au moins jusqu'à lundi, date du 1er contre-la-montre. Pour aligner les kilomètres et se tester avant les JO. Le poignet aussi pour Luis Leon Sanchez et Anthony Roux.

«Tant qu'il n'y a rien de grave, on y va! relate l'expérimenté Sandy Casar. En 2003, au Giro, j'étais cuit et j'ai passé une semaine dans le gruppetto ou devant la voiture balai. Ensuite c'est reparti.»

Il y a aussi les malades. Hier, Marcel Kittel, diminué par une gastro-entérite, a fini par renoncer. Brice Feillu a vaincu le même mal, mais trimballe désormais la lanterne rouge du classement. Jusqu'où? L'explication du comportement de ces entêtés serrant les dents, c'est sans doute David Millar qui la donne: «C'est la seule course du monde où tu as la sensation d'avoir gagné juste parce que tu es arrivé au bout.»

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