Victor Belmondo - «Tant que je bosse bien, je mériterai ma place»
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Victor Belmondo«Tant que je bosse bien, je mériterai ma place»

Le petit-fils de Jean-Paul Belmondo est à l’affiche d’«Envole-moi», un feel-good movie dans lequel il tient son premier rôle principal.

par
Marine Guillain
Entre Victor Belmondo et Yoann Eloundou (sur son dos), le premier contact a été «magique».

Entre Victor Belmondo et Yoann Eloundou (sur son dos), le premier contact a été «magique».

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Être acteur a toujours été une évidence pour lui. S’il est rare que l’on ne fasse pas référence à son grand-père lorsqu’on s’adresse à lui, Victor Belmondo a toujours redoublé d’efforts pour mériter sa place, «parce que le travail paie».

Aujourd’hui, le Français de 27 ans est à l’affiche d’«Envole-moi», un feel-good movie de Christophe Barratier («Les choristes»). Il joue Thomas, un fils à papa arrogant qui ne pense qu’à faire la fête. Lassé, son père médecin (Gérard Lanvin) lui demande de passer du temps avec un de ses patients, le jeune Markus, sans quoi il lui coupe les vivres.

Une vraie complicité va alors naître entre le gosse de 12 ans, qui souffre d’une déformation cardiaque, et le jeune homme qui va découvrir une nouvelle vision de la vie.

Qu’est-ce qui vous a séduit le plus dans le scénario d'«Envole-moi»?

D’abord les émotions positives que génère le film et qui font du bien. Ensuite, l’évolution très grande de ce personnage, très désinvolte, qui devient ensuite plus sensible et sincère. Il y avait donc plein de choses à jouer.

Ce film rappelle «Intouchables», non?

Bien sûr, avec le handicap en toile de fond. Mais au final l’histoire est très différente, on s’en rend compte en voyant le film, il a sa propre identité.

Quand avez-vous rencontré Yoann Eloundou, qui joue Markus? Votre relation à l’écran semble très vraie…

On a passé des essais ensemble lors des castings et quelque chose de magique s’est passé entre nous, ça a tout de suite été complice et fraternel. La relation qu’on a dans la vie est tout aussi forte que celle du film.


Quelle est votre plus grande ressemblance et votre plus grande différence avec votre personnage, Thomas?

Je suis très différent de ce qu’il est au début, ce fils à papa qui claque son argent… Je ne suis pas du tout flambeur, je n’ai jamais fait ça, je n’ai pas du tout eu cette éducation. Mais je suis proche de lui sur la sensibilité.


Il y a une belle scène de karaoké dans le film: êtes-vous aussi adepte de karaoké?

Oui, je suis toujours content de chanter mais je chante très mal, alors je m’amuse bien mais les gens autour je ne pense pas qu’ils s’amusent!

Avez-vous déjà fait un interview au cours duquel on ne vous a pas parlé de votre grand-père?

(Rires) Je ne crois pas!

Selon vous, avez-vous dû travailler davantage parce que vous êtes le petit-fils de Jean-Paul Belmondo et que vous deviez faire vos preuves?

Je ne sais pas si j’ai dû, mais j’en ai ressenti le besoin. Je sais qu’il y a une attente, je la comprends, et j’ai voulu redoubler d’efforts. Parce que le métier me passionne et parce que le travail paie. Du moment que je bosse bien, je mériterai ma place.

Vous n’êtes pas très présent sur les réseaux sociaux: pourquoi ce choix?

Je me sers des réseaux de façon professionnelle et promotionnelle, mais étaler ma vie privée dessus, non merci. Je préfère la vivre plutôt que de l’exposer.
Quels souvenirs de tournage vous ont le plus marqué?

On rigolait beaucoup, tous les jours. Il y a aussi eu de l’émotion, quand Yoann chante au karaoké ou quand il s’énerve contre sa mère, il m’a tiré les larmes.

Et il y a eu l’arrêt du tournage à cause du confinement…

Oui, on a eu l’inquiétude que ça ne reprenne jamais. C’était la panique totale, personne ne savait ce qui allait se passer… C’était dur de se dire qu’on n’allait peut-être jamais se retrouver et jamais finir le film. Mais lorsque le tournage a repris après trois mois d’arrêt, ça a insufflé une nouvelle énergie sur le plateau et c’était génial.

Qu’est-ce que ça fait de se retrouver à l’affiche le jour de la réouverture des salles en France, après plus de six mois de fermeture?

C’est génial, on a tellement attendu! On a besoin de cinéma et de voir des films qui procurent des émotions.

«Envole-moi»

De Christophe Barratier. Avec Victor Belmondo, Yoann Eloundou. Sortie en salle mercredi 19 mai 2021. Note: ***

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