Actualisé 12.08.2008 à 21:02

Tbilissi soutenue de tous bords

Les dirigeants de cinq anciens satellites soviétiques -Pologne, Ukraine, Lituanie, Lettonie et Estonie- ont pris la parole au cours de la soirée pour exprimer leur soutien à la population géorgienne.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées mardi soir sur une place de la capitale géorgienne Tbilissi pour protester contre l'offensive russe dans le pays.

«Notre voisin pense qu'il peut nous combattre. Nous lui disons 'non'», a déclaré le président polonais Lech Kaczynski, en référence à la Russie, ajoutant que Moscou semblait vouloir revenir aux «temps anciens» de l'Union soviétique.

«La liberté vaut la peine qu'on se batte pour elle», a de son côté affirmé Viktor Iouchtchenko, président de l'Ukraine.

Le président Nicolas Sarkozy, arrivé à Tbilissi pour s'entretenir avec son homologue géorgien Mikhail Sakaachvili, n'a pas participé au rassemblement. Le chef de l'Etat devait présenter à son interlocuteur le plan de sortie de crise accepté plus tôt par le Russe Dimitri Medvedev qui pose la question du «statut futur» des provinces séparatistes géorgiennes.

Ce texte en six points prévoit que les parties s'engagent à ne plus recourir à la force et laissent un libre accès à l'aide humanitaire, ainsi qu'un retour au statu quo antérieur à l'offensive lancée jeudi soir par la Géorgie pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud et qui a déclenché la riposte russe.

En particulier, les forces de paix russes demeureront dans la province. La Géorgie, elle, souhaite que les forces de paix russes, accusées de soutenir les régimes séparatistes, quittent les provinces séparatistes d'Ossétie du Sud (au nord) et l'Abkhazie (nord-ouest). (ap)

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