Cleveland: Ted Cruz hué sur scène après avoir défié Trump
Actualisé

ClevelandTed Cruz hué sur scène après avoir défié Trump

Ted Cruz a été hué après avoir appelé les républicains à voter «selon leur conscience». Le parti reste fracturé.

1 / 49
Donald Trump a évoqué une possible sortie des Etats-Unis de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) s'il était élu. (dimanche 24 juillet 2016)

Donald Trump a évoqué une possible sortie des Etats-Unis de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) s'il était élu. (dimanche 24 juillet 2016)

Reuters
Ivanka Trump entre en scène pour donner un discours le dernier soir de la Convention républicaine de Cleveland. Quelques heures plus tard, elle fera de la publicité pour sa marque sur Twitter. (Jeudi 21 juillet 2016)

Ivanka Trump entre en scène pour donner un discours le dernier soir de la Convention républicaine de Cleveland. Quelques heures plus tard, elle fera de la publicité pour sa marque sur Twitter. (Jeudi 21 juillet 2016)

Reuters
Jeudi soir, Donald Trump a formellement accepté l'investiture de son Parti. Il a délivré son premier discours en tant que candidta officiel des Républicains. Un exercice qui peut être périlleux, ou marquer de précieux points auprès des électeurs (jeudi 21 juillet 2016)

Jeudi soir, Donald Trump a formellement accepté l'investiture de son Parti. Il a délivré son premier discours en tant que candidta officiel des Républicains. Un exercice qui peut être périlleux, ou marquer de précieux points auprès des électeurs (jeudi 21 juillet 2016)

Reuters

A la veille du show final de la convention républicaine, Donald Trump, fraichement investi candidat à la Maison Blanche, a fait mercredi 20 juillet un amer constat: son parti reste fracturé, les cicatrices des primaires sont à vif. Le septuagénaire novice en politique, qui espère l'emporter sur Hillary Clinton et succéder à Barack Obama, a subi un revers politique -- et un véritable affront -- lorsque son ancien rival Ted Cruz a refusé de lui apporter son soutien.

Applaudi par la salle debout pendant de très longues minutes, le champion de la droite religieuse, a prononcé un implacable plaidoyer contre «Obama et Clinton» qui veulent tout «dicter depuis Washington», de la santé aux armes.

Mais s'il a félicité le magnat de l'immobilier pour avoir emporté la nomination, il s'est gardé de prononcer la phrase que la salle attendait: Votez Trump !

«Nous voulons Trump ! Nous voulons Trump»

«S'il vous plaît, ne restez pas à la maison en novembre», a-t-il lancé, tenant la foule en haleine. «Votez selon votre conscience», a-t-il alors ajouté, provoquant des huées, pendant que des délégués scandaient «Nous voulons Trump ! Nous voulons Trump».

«Nous méritons des dirigeants qui se battent pour des principes», a encore dit Ted Cruz, dans une allocution laissant penser qu'il avait déjà les yeux rivés sur le rendez-vous présidentiel de 2020.

Son discours s'est achevé sous une immense bronca dans la vaste salle omnisports de Cleveland où se tient cette convention boycottée par nombre de ténors républicains hérissés par les idées et le style abrasif de l'homme d'affaire new-yorkais.

"Wow, Ted Cruz sorti de scène sous les huées", a réagi Trump peu après sur Twitter. "Il n'a pas tenu sa promesse: j'ai vu son discours deux heures avant mais je l'ai laissé parler. Sans importance!"

Une soirée pourtant sous le signe de l'unité

L'équipe de campagne de Trump avait pourtant tout fait pour placer cette soirée dans l'Ohio sous le signe de l'unité.

Un à un, les partisans de l'homme d'affaires new-yorkais avaient défilé au podium pour appeler à vaincre «l'entreprise Clinton», faire siffler «Hillary», et célébrer leur champion.

«Vous devez tenir votre promesse de soutenir Trump !», a lancé, à l'attention des 16 anciens rivaux de Trump l'animatrice de radio conservatrice Laura Ingraham,faisant se lever la salle.

«Voten por Donald Trump !»

«Je sais que certains d'entre vous ont des réserves sur mon ami Donald Trump», a reconnu Rick Scott, gouverneur de Floride, avant de souligner que l'Amérique avait besoin d'un président «politiquement incorrect».

«Voten por Donald Trump !», a conclu en espagnol Ralph Alvarado, élu du Sénat du Kentucky, qui avait la tâche titanesque d'essayer de ramener quelques voix hispaniques vers le candidat républicain, qui s'est mis encore un plus à dos cet électorat déjà traditionnellement très démocrate.

Comme lundi et mardi, la famille du candidat était aussi à l'honneur.

Eric Trump à la rescousse

«Votez pour le seul candidat qui n'a pas besoin de ce poste», a lancé Eric Trump, 32 ans. «Papa tu es mon héros, tu es mon meilleur ami, tu es le prochain président des Etats-Unis !».

Le discret gouverneur de l'Indiana Mike Pence a officiellement accepté son poste de colistier et donc de possible futur vice-président. Puis a souligné avec humour qu'il avait probablement été choisi pour la recherche d'un équilibre au côté d'un candidat «à la forte personnalité, au style coloré et au charisme incontestable».

Il a aussi répété son moto: «Je suis un chrétien, un conservateur et un républicain, dans cet ordre». (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion