Actualisé 01.03.2009 à 19:24

IranTéhéran peut fabriquer une bombe A

Le chef d'état-major interarmes de l'armée américaine, Michael Mullen, s'est dit persuadé dimanche que l'Iran avait suffisamment de matières fissiles pour fabriquer une bombe atomique.

Un avis contesté par le secrétaire à la Défense Robert Gates.

«Nous pensons qu'ils l'ont, très franchement», a déclaré l'amiral Mullen, prié par CNN de dire si les Iraniens avaient assez de matières fissiles pour une arme atomique.

«Et je pense depuis longtemps que le fait que l'Iran ait des armes nucléaires est une très, très mauvaise nouvelle pour la région et pour le monde», a-t-il ajouté.

Selon un rapport publié il y a deux semaines par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran s'est constitué une stock de combustible nucléaire bien plus important qu'il ne l'admet.

L'AIEA croit savoir que l'Iran possèderait plus d'une tonne d'uranium faiblement enrichi susceptible d'être converti en uranium hautement enrichi destiné à une bombe.

«Pas près d'avoir une arme»

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a toutefois rejeté ces craintes. «Je pense qu'on s'est concentré de manière continue sur la manière d'amener les Iraniens à renoncer à un programme d'armement nucléaire. Ils ne sont pas près d'avoir des réserves (suffisantes). Ils ne sont pas près d'avoir une arme à ce stade», a-t-il dit sur NBC.

«Donc, nous avons du temps», a-t-il ajouté. M. Gates a estimé que la diplomatie avait de bonnes chances de succès maintenant que les prix du pétrole avaient baissé, renforçant l'efficacité des sanctions économiques contre Téhéran qui reposent essentiellement sur le revenu pétrolier.

«Nos chances de réussir, me semble-t-il, sont bien meilleures (avec le pétrole) à 35 dollars ou 40 dollars» qu'à 140 dollars le baril, a-t-il dit.

Les Etats-Unis estiment que le régime de Téhéran veut se doter d'un arsenal atomique sous couvert de programme nucléaire à des fins civiles, ce que l'Iran nie.

La nouvelle administration américaine de Barack Obama, qui se dit prête à un dialogue avec Téhéran, estime que le dossier du nucléaire iranien pose un «problème urgent» à la communauté internationale. (ats)

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