Procès en Iran: Téhéran propose une liberté surveillée pour l'étudiante française
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Procès en IranTéhéran propose une liberté surveillée pour l'étudiante française

L'Iran a proposé que la jeune Française Clotilde Reiss bénéficie d'une mesure de liberté conditionnelle si elle réside à l'ambassade de France à Téhéran jusqu'à la fin de son procès, a déclaré mardi l'ambassadeur d'Iran en France, Seyed Mehdi Miraboutalebi.

Selon lui, Paris n'a pas répondu.

«Notre ministère a donné un engagement au pouvoir judiciaire iranien pour que cette demoiselle, jusqu'à la fin de son procès et à condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran, puisse bénéficier d'une liberté conditionnelle», a-t-il déclaré sur Radio France International (RFI).

«Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de réponse de l'ambassadeur de France», a déclaré le diplomate, dont les propos étaient traduits du persan en français.

L'ambassadeur iranien a également reproché aux autorités françaises d'avoir rendu publique trop rapidement l'arrestation de la jeune femme. Selon lui, une plus grande discrétion aurait pu permettre d'éviter le procès et de trouver un accord entre les deux pays.

Interrogé sur les déclarations du diplomate iranien, le ministère français des Affaires étrangères n'a pas fait de commentaire.

Début d'espoir

Dans la matinée, le porte-parole du gouvernement français, Luc Chatel, a affirmé qu'il existait «le début d'un espoir» en vue d'»une solution rapide» pour la libération de la jeune femme.

«La France, par l'intermédiaire du président de la République, multiplie les initiatives pour obtenir sa libération. Le président a eu encore jusqu'à hier soir des contacts avec des personnalités qui travaillent actuellement pour sa libération», a-t-il ENCORE ajouté sans autres détails.

Clotilde Reiss, une universitaire de 24 ans, est détenue en Iran depuis le 1er juillet. Elle est accusée d'espionnage pour avoir notamment participé à des manifestations post-électorales dans la ville d'Ispahan, où elle était lectrice de français.

la jeune Française a comparu samedi dernier devant un tribunal de Téhéran, en compagnie de personnes ayant participé aux manifestations contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

(ats)

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