Télécommunications: Telecom a fermé ses portes

Actualisé

TélécommunicationsTelecom a fermé ses portes

Le salon international des télécommunications Telecom a fermé ses portes jeudi à Genève dans un climat de controverse sur l'avenir de la manifestation redimensionnée.

Telecom va passer à un rythme annuel dès l'année prochaine et sera organisé une année dans une ville différente et tous les deux ans dans un lieu fixe. La prochaine édition aura lieu en 2012 à Dubaï. Genève pourrait cesser définitivement d'accueillir l'événement.

Pour la suite, un appel d'offres international va être lancé prochainement pour décider d'un lieu permanent, a affirmé la cheffe des relations avec les medias de l'Union internationale des télécommunications (UIT) Sarah Parkes.

«La décision d'un lieu permanent pour accueillir Telecom tous les deux ans aura lieu dans les six mois qui viennent. Ce ne sera pas nécessairement Genève», a affirmé Mme Parkes.

Elle a expliqué que le choix des membres de l'UIT dépendra des offres des pays. Interrogée sur le coût d'un déménagement de tout le secrétariat de l'UIT pour Telecom chaque année, elle a répondu que «des pays sont d'accord de payer les frais».

Plus de 300 dirigeants

Au terme de quatre jours de débats, le secrétaire général de l'UIT, Hamadoun Touré, s'est félicité de la participation de plus de 300 dirigeants des secteurs public et privé. Parmi les 6500 délégués enregistrés, une cinquantaine de ministres, chefs d'Etat et de gouvernement, surtout des pays émergents et en développement.

Le responsable de l'UIT a relevé que, même si le public a été restreint cette année à Palexpo, des dizaines de milliers de personnes dans le monde ont suivi les sessions de discussions à distance par le biais d'internet. L'UIT a volontairement limité aux professionnels l'entrée au salon, réduit à une surface de 9000 m2, en fixant le tarif unique à 1250 francs pour les quatre jours.

Sarah Parkes a expliqué que Telecom se veut désormais davantage un forum de discussion, un «Davos des telecoms», qu'une exposition. «Nous allons aller davantage dans cette direction, déjà l'année prochaine à Dubaï», a affirmé la représentante de l'UIT.

Seuls les pavillons nationaux pourraient subsister, car les pays en développement peuvent ainsi affirmer leur présence et développer des partenariats, a-t-elle indiqué. La porte-parole a précisé que l'UIT a fait des prix moins élevés pour l'emplacement des pavillons nationaux à Palexpo que pour ceux des entreprises.

Autorités genevoises réservées

Les exposants du secteur privé ne sont pas rentrés dans leurs frais, faute de clients. Le salon concurrent de Barcelone, en février, attire nettement plus de spécialistes de la branche à des coûts inférieurs.

Après la précédente édition décevante de 2009 (17'000 participants au lieu des 40'000 attendus), les autorités genevoises ne se sont pas battues pour garder le salon à Genève cette année et l'année prochaine. Elles ont indiqué néanmoins laisser la porte ouverte pour les futures éditions après Dubaï.

Les retombées économiques de la manifestation qui, en 1995 et 1999, avait attiré quelque 200'000 visiteurs, chiffrées à l'époque à 250 millions de francs, sont devenues beaucoup plus faibles pour Genève, ont-elles expliqué. Pour le canton, les charges (sécurité, protocole) sont désormais plus élevées que les avantages, a précisé un fonctionnaire genevois ayant requis l'anonymat.

(ats)

Ton opinion