31.07.2020 à 13:09

Concurrence

Telegram ne veut plus dépendre de l’App Store

Les utilisateurs d’iPhone doivent pouvoir télécharger l’app de messagerie sur d’autres boutiques, exige son éditeur auprès des autorités européennes.

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L’application de messagerie revendique 400 millions d’utilisateurs.

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La toute-puissance d’Apple sur sa boutique d’applications est une nouvelle fois prise à partie. Après le service d’écoute musicale suédois Spotify et le géant japonais du commerce en ligne Rakuten (app de messagerie Viber), c’est au tour de Telegram de sonner la charge auprès de la Commission européenne. Dans une plainte adressée au gendarme de la concurrence, l’éditeur russe de l’app de messagerie a estimé qu’Apple devait «permettre aux utilisateurs d’avoir la possibilité de télécharger des logiciels en dehors de l’App Store». L’enjeu est à la fois de réduire le montant de la commission prélevée par Apple et de s’émanciper de la procédure controversée de validation des applications, contrôlée exclusivement par Apple. Citant sa plateforme de jeux recalée en 2016, Telegram a dénoncé la capacité d’Apple à freiner l’innovation grâce à son «pouvoir monopolistique» sur le marché des applications, relève notamment le Financial Times.

Mercredi devant le Congrès américain, Tim Cook a dû se défendre sur ce dossier. «Parce que nous nous soucions si profondément de la confidentialité, de la sécurité et de la qualité, nous examinons chaque application avant de continuer, mais ces règles s’appliquent uniformément à toutes les personnes», a plaidé le patron d’Apple.

Pavel Dourov, fondateur de Telegram, avait plus tôt dans la semaine fustigé les 30% de commission prélevés par la firme californienne, qualifiant de «mythe» les explications invoquées pour justifier l’ampleur du montant. Son billet était intitulé «7 raisons pour lesquelles chaque utilisateur d’iPhone devrait s’inquiéter de la taxe de 30% de l’App Store». Pour éviter la taxe, des services en ligne, tels Spotify et Netflix, ont contraint leurs clients à s’abonner depuis leurs sites.

À noter que l’App Store n’est pas la seule boutique à être sous la menace d’une régulation en Europe et aux États-Unis. L’autre composante du duopole en matière d’applications, la boutique Play Store appartenant à Google, est à pareille enseigne.

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17 commentaires
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la qualité a un prix

01.08.2020 à 21:25

La sécurité et l'analyse des applications par apple, cela se paie, ils emploient du personnel dans cet objectif. Sinon ce sera comme le playstore avec 1/3 des applications vérolées et des permissions aux applications qui dépassent les règles.

xena

01.08.2020 à 17:43

marre de ces sujets inintéressants. l actualité nous concerne. seul les reportages sur le sport est disponible pour s exprimer. pouvoir dire de vive voix que nous dirigeants sont incompétents fait du bien au moral. pensez y....

Jean-Maurice

01.08.2020 à 09:38

La dernière phrase prête à confusion. Google est aussi visé par des règlementations, mais ses pratiques sont largement meilleures que chez Apple. La comission est beaucoup moins élevées et sur Android vous pouvez installer n'importe quoi de n'importe où. A vos risques et périls certes, mais ce n'est pas Apple qui décide à votre place.