Messagerie: Telegram va faire payer ses fans les plus exigeants
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MessagerieTelegram va faire payer ses fans les plus exigeants

La formule payante de l’app de messagerie donne accès à des options supplémentaires.

Pavel Durov, le cofondateur et patron russe de la messagerie Telegram.

Pavel Durov, le cofondateur et patron russe de la messagerie Telegram.

gettyimages/afp/photomontage

«Toutes les fonctionnalités existantes de Telegram restent gratuites pour tout le monde». Sur son blog, l’app d’origine russe a tenté de rassurer ses fans au moment d’officialiser son offre payante. Facturée 5 fr. par mois, Telegram Premium permet notamment de suivre jusqu’à 1000 chaînes, contre 500 pour l’offre gratuite, d’éviter tout message promotionnel dans les chaînes et de bénéficier de téléchargements plus rapides. La formule permet en outre l’envoi des fichiers ­jusqu’à 4 Go (au lieu de 2 Go) et la transcription de messages vocaux. Les clients peuvent aussi personnaliser davantage leur app, avec des images de réactions complémentaires et l’animation de leur photo de profil.

Pas une surprise

Pavel Durov, fondateur et directeur général de l’app basée à Dubaï, avait déjà préparé le terrain au début du mois. Il avait évoqué cette offre premium afin de répondre à la demande des utilisateurs pour un stockage et une bande passante plus généreux. «Après y avoir réfléchi, nous avons réalisé que le seul moyen de permettre à nos fans les plus exigeants d’en obtenir davantage tout en gardant nos fonctionnalités existantes gratuites était de faire du dépassement de ces limites une option payante», avait-il déclaré, selon des propos relayés par le site TechCrunch.

La déclinaison d’une app sous la forme d’un abo payant est à la mode. Twitter a notamment lancé Blue aux États-Unis alors que Snapchat prépare une formule Plus pour sa messagerie vidéo.

Vrai challenger

L’app d’origine russe a passé le cap des 700 millions d’habitués quotidiens. Elle occupe solidement la seconde place sur le marché mondial derrière Whats­App, selon le cabinet Sanford C. Bernstein. Les analystes lui ont donné 34% de part de marché contre 62% au groupe Meta (42% WhatsApp et 20% Messenger) et 4% à Signal après n’avoir pris en considération que ces quatre applications de pure messagerie.

(laf)

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