Actualisé 29.07.2016 à 08:17

JaponTepco réclame plus d'argent pour démonter Fukushima

La compagnie japonaise d'électricité Tokyo Electric Power aura besoin d'une aide financière supplémentaire de l'Etat pour le démantèlement de la centrale accidentée.

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L'autorité japonaise de régulation nucléaire a estimé techniquement conformes aux nouvelles normes deux réacteurs nucléaires de la compagnie Tepco, une première pour cet opérateur considéré comme responsable de l'accident de Fukushima. (4 octobre 2017)

L'autorité japonaise de régulation nucléaire a estimé techniquement conformes aux nouvelles normes deux réacteurs nucléaires de la compagnie Tepco, une première pour cet opérateur considéré comme responsable de l'accident de Fukushima. (4 octobre 2017)

Keystone/archive/photo d'illustration
L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, au nord-est du Japon, a commencé mardi à geler le dernier tronçon d'un mur de glace souterrain de 1,5 km. Il est destiné à empêcher la contamination radioactive des flux d'eau. (Mardi 22 août 2017)

L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, au nord-est du Japon, a commencé mardi à geler le dernier tronçon d'un mur de glace souterrain de 1,5 km. Il est destiné à empêcher la contamination radioactive des flux d'eau. (Mardi 22 août 2017)

AFP
Une bombe datant de la 2e Guerre mondiale a été retrouvée à environ mille mètres des réacteurs 2 et 3 (ici à l'image) de la centrale de Fukushima. L'engin a été découvert à l'occasion du chantier d'un parking. (Jeudi 10 août 2017)

Une bombe datant de la 2e Guerre mondiale a été retrouvée à environ mille mètres des réacteurs 2 et 3 (ici à l'image) de la centrale de Fukushima. L'engin a été découvert à l'occasion du chantier d'un parking. (Jeudi 10 août 2017)

AFP

«Nous allons demander un soutien accentué au gouvernement et au fonds spécial créé pour les suites du désastre de Fukushima-Daiichi», a précisé Fumio Sudo, le président du groupe Tepco, jeudi soir lors d'une conférence de presse.

«Nous oeuvrons dans un environnement particulièrement délicat, accentué par la libéralisation du secteur de l'électricité au niveau national et le retard dans le redémarrage des réacteurs nucléaires», a-t-il souligné.

Seuls 2 des 42 réacteurs japonais restants fonctionnent. Mais ils sont exploités par une autre compagnie que Tepco, à qui il reste 11 tranches, actuellement arrêtées et dont peu sont susceptibles de redémarrer à court terme.

«De plus, nous avons des dépenses considérables, liées aux dédommagements et au démantèlement, qui ont des répercussions sur nos activités», a-t-il poursuivi.

Budget dépassé

Le montant du démantèlement de la centrale Fukushima Daiichi, comportant 6 réacteurs condamnés, risque de dépasser largement les 2000 milliards de yens (19 milliards de francs suisses) initialement envisagés, selon Tepco.

En outre, les dédommagements des sinistrés, qui devaient selon les calculs atteindre 5400 milliards de yens, ont déjà dépassé 6000 milliards (57 milliards d'euros).

Ces déclarations de la direction de Tepco sont intervenues après l'annonce des résultats du premier trimestre de l'exercice 2016/2017, trois mois au cours desquels le bénéfice net du groupe a quasiment été réduit à néant, sur fond de recul du chiffre d'affaires et de pertes exceptionnelles liées à l'accident de Fukushima.

Les investisseurs à la Bourse de Tokyo n'ont guère apprécié ces annonces et le cours de l'action Tepco abandonnait 3,6% vendredi matin dans la première heure de transactions, pour tomber à 397 yens. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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