26.08.2020 à 06:59

Industrie pharmaceutiqueTeva accusé d’entente sur les prix aux États-Unis

Sandoz, filiale du géant pharmaceutique suisse Novartis, avait accepté de payer en juillet 177 millions de francs d’amende pour la même accusation.

Teva et ses co-conspirateurs se sont mis d’accord pour fixer les prix, truquer les appels d’offres et se distribuer les clients pour plusieurs médicaments génériques.

Teva et ses co-conspirateurs se sont mis d’accord pour fixer les prix, truquer les appels d’offres et se distribuer les clients pour plusieurs médicaments génériques.

KEYSTONE

Le géant israélien des médicaments génériques Teva est poursuivi par les autorités américaines pour entente illégale sur les prix de médicaments entre 2013 et 2015, selon un communiqué du département américain de la Justice diffusé mardi.

Teva et ses co-conspirateurs se sont mis d’accord pour fixer les prix, truquer les appels d’offres et se distribuer les clients pour plusieurs médicaments génériques, dont le populaire anti-cholestérol Pravastatine, accusent les autorités. Au total, les patients auraient payé 350 millions de dollars (318 millions de francs) de plus que ce qu’ils auraient dû, assure le département de la Justice.

Gonfler le prix des remboursements

Cinq sociétés poursuivies dans cette affaire ont déjà versé de lourdes amendes pour solder les poursuites. Sandoz, filiale du géant pharmaceutique suisse Novartis, avait ainsi accepté de payer 195 millions de dollars (177 millions de francs) d’amende en mars et la filiale américaine du groupe israélien Taro Pharmaceuticals 205,7 millions de dollars (187 millions de francs) en juillet. Parmi les autres sociétés impliquées figurent Apotex, qui a accepté de verser 24,1 millions de dollars (21,9 millions de francs au cours actuel) d’amende en mai, et Glenmark, qui a été inculpée par un grand jury en juillet.

Teva, qui a vendu pour 17 milliards de dollars (15,5 milliards de francs) de médicaments l’an dernier, a aussi été accusé plus tôt dans le mois par les autorités américaines d’avoir artificiellement fait gonfler le prix des remboursements de son médicament contre la sclérose en plaques Copaxone pour les patients du programme Medicare géré par le gouvernement.

(ATS/NXP)

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