Actualisé 26.07.2012 à 14:59

Câble sectionné

TGV retardés sur l'axe Paris-Lyon

Un acte de malveillance sur la ligne TGV Paris- Lyon a provoqué des retards pour une quinzaine de rames de TGV circulant mercredi soir en direction ou en provenance du sud-est de la France.

Le câble sectionné mercredi soir sur la ligne TGV Paris-Lyon a été réparé plus vite que prévu, à 13h30, a indiqué la SNCF jeudi. Des retards de rames perduraient en début d'après-midi, mais ils devaient se résorber en fin d'après-midi, a précisé la compagnie ferroviaire.

Nouvel acte de malveillance dénoncé par la SNCF, le sectionnement dans l'Yonne d'un câble mercredi soir sur la ligne à grande vitesse, a entraîné d'importants retards pour 60'000 voyageurs entre Paris et le Sud-Est.

Quasiment tous les TGV du Sud-Est et une partie des TGV Rhin- Rhône ont été touchés jeudi matin par des retards d'une heure à une heure trente. Les deux tiers des TGV entre Paris et Lyon ont dû être détournés dans la matinée sur la ligne classique. Dans l'après-midi, tous ont pu de nouveau circuler à grande vitesse sur leur voie habituelle.

Les perturbations ont débuté mercredi peu après 20h00, lorsque les systèmes automatiques de sécurité, détectant une anomalie, ont bloqué les trains à environ 90 km au sud de Paris. Un TGV en direction de Lyon, parti peu avant 20h00 de Paris, a subi près de trois heures de retard.

Reports et remboursements

Un câble en cuivre enterré à environ 30 centimètres de profondeur, servant à alimenter la signalisation sur une portion importante de la ligne à grande vitesse, avait été coupé à Cuy. Une cinquantaine de cheminots ont travaillé toute la nuit sur l'incident et sont restés à pied d'œuvre jeudi.

Pour l'information et la prise en charge des voyageurs, «les cheminots de tout le Sud-Est» ont été mobilisés, a souligné Jean- Christophe Archambault, directeur de l'axe TGV Sud-Est, lors d'une conférence de presse à Lyon.

Le responsable SNCF a en outre assuré que la garantie voyage s'appliquait, avec reports et remboursements possibles.

Hypothèse du vol de cuivre

Les malfaiteurs «sont venus avec un gros outillage», franchissant les clôtures entourant les voies avant de s'attaquer au câble, a expliqué M. Archambault, dénonçant «un acte de malveillance très grave, de sabotage». «Ça peut être aussi une préparation à un vol», a-t-il indiqué, alors qu'une enquête de gendarmerie a été ouverte et qu'il n'y a apparemment pas de cuivre manquant.

Les vols de cuivre et actes de malveillance sont réguliers mais peu engendrent autant de perturbations. Dernier épisode en date, en mars, des actes de sabotages près de Chambéry avaient fortement perturbé la circulation des trains vers les stations de ski, la gendarmerie explorant entre autres la piste d'opposants au projet de ligne grande vitesse Lyon-Turin.

Un an auparavant, en pleines vacances de février, environ 30'000 voyageurs avaient été stoppés plusieurs heures après un acte de vandalisme commis par un cheminot retraité sur la ligne reliant Chambéry à Bourg-Saint-Maurice. (ats)

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