Actualisé 02.12.2011 à 15:48

Basketball

Thabo Sefolosha au devant d'un été chargé

De retour dans sa ville natale de Vevey, le Vaudois a pris la peine de se mettre à disposition des médias romands. Il est revenu sur cette saison réussie malgré l'élimination en finale de Conférence Ouest.

de
Grégory Beaud/Vevey
Le basketteur suisse Thabo Sefolosha.

Le basketteur suisse Thabo Sefolosha.

cOklahoma City a trébuché sur l'avant-dernière marche, lors d'une saison malgré tout très positive pour une franchise en quête d'expérience. Cette défaite face aux Dallas Mavericks va aider les jeunes loups du Thunder à progresser en vue d'un futur qui s'annonce brillant.

Thabo Sefolosha, on imagine que c'est dur de regarder la finale (n.d.l.r. : entre Miami et Dallas), qui se déroule en ce moment?

«Oui, ce n'est pas évident. C'est sûr. Mais au niveau du basket, ce sont des matches très intéressants. Deux belles équipes avec de sacrés joueurs. J'ai plaisir à regarder même si actuellement je suis en plein décalage horaire (rires).»

Votre coeur est penche en faveur de Miami. Pour que le Heat vous venge?

«Non, justement pas. L'année passée, nous avons perdu contre les Los Angeles Lakers, futurs champions. Si les «Mavs» gagnent à nouveau, cela prouve qu'ils sont les meilleurs. C'est la raison pour laquelle je préférerais les voir gagner. Même si dans l'absolu ce n'est pas un choix facile.»

Des vidéos de vos retours à l'aéroport ont été diffusées. La ferveur était absolument folle à Oklahoma City.

«Les gens vivent pour le sport depuis toujours. Que ce soit le football américain universitaire, le basket universitaire et même la NBA (n.d.l.r. : l'équipe de la Nouvelle-Orléans avait trouvé refuge à OKC après les inondations), ils sont toujours très fervents. Après notre élimination, nous avons été accueillis par des centaines de personnes à 3h du matin, à l'aéroport. C'était tout simplement incroyable. On a la chance de posséder les meilleurs fans de la ligue.»

Cette finale de Conférence face à Dallas, elle semblait à votre portée.

«Oui, on a pu voir que nous n'étions pas si loin d'eux. Il nous a surtout manqué de l'expérience. Au cours de deux rencontres, nous nous inclinons malgré une avance confortable durant l'ultime quart-temps. Des joueurs comme Dirk Nowitzki ou Jason Kidd ont cette expérience qui permet de remporter des matches de ce genre.»

Vous avez donc appris durant ces play-off.

«Enormément. Et je suis persuadé que nous allons en profiter à l'avenir.»

Un avenir qui s'annonce brillant tant votre équipe est jeune et talentueuse.

«Oui, nous avons de quoi nous réjouir des prochaines saisons. L'échange qui nous a permis d'obtenir les service du pivot Kendrick Perkins était important pour nous. Tout le monde jouait ensuite à sa position naturelle et en a forcément bénéficié.»

De votre côté, n'avez-vous pas le sentiment d'avoir été quelque peu oublié en attaque?

«Oui. J'ai l'impression de m'être enfermé dans mon rôle de joueur à vocation défensive. Tout le monde ne me parle que de ça et, dans ma carrière, je n'ai jamais été un joueur prenant vingt shoots par match. Je dois adopter une nouvelle mentalité. Être plus agressif des deux côtés du terrain. C'est l'un de mes devoirs à faire durant cet été (rires).»

L'équipe de Suisse, c'est 50-50

Thabo Sefolosha ne sait pas encore s'il jouera ou non cet été avec l'équipe nationale. «Cela me tient vraiment à coeur, mais je dois encore discuter avec Sébastien Roduit, a-t-il précisé. Nous en saurons sans doute plus d'ici peu.» La sélection nationale disputera trois rencontres dans le cadre du Championnat d'Europe de Division B. Le 18 août face à Chypre à domicile (probablement à Fribourg), ainsi que les 21 et 24 août en Slovaquie et en République tchèque.

La grève menace en NBA

Actuellement, les joueurs du championnat nord-américain sont en litige avec les propriétaires de clubs. L'accord entre les deux parties prendra fin à la fin du mois de juin et une nouvelle entente doit être ratifiée. Nerf de la guerre: l'argent. La majorité des franchise perd des plumes et veut rogner les salaire pour endiguer la crise. «Nous sommes continuellement informés par Derek Fisher (n.d.l.r.: joueur des Lakers de Los Angeles), qui est le représentant des joueurs, a détaillé le Vaudois. Pour l'instant je ne sais pas trop, mais un retour en Europe pourrait être une solution si la grève allait durer.» La dernière grève avait contraint la NBA d'écourté la saison 1998-1999 avant qu'un accord ne soit trouvé. Le débrayage avait duré 204 jours.

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