Actualisé 29.07.2016 à 04:43

BrexitTheresa May en Pologne pour rassurer

De nombreux ressortissants polonais et slovaques vivent en Grande-Bretagne et s'inquiètent pour leur avenir.

Les deux chefs de gouvernement, Theresa May (d) et Beata Szydlo (g) ont tenté de s'entendre. Le principe de réciprocoté pour les citoyens Polonais et britannique est central. (Image - 28 juillet 2016)

Les deux chefs de gouvernement, Theresa May (d) et Beata Szydlo (g) ont tenté de s'entendre. Le principe de réciprocoté pour les citoyens Polonais et britannique est central. (Image - 28 juillet 2016)

photo: Keystone

La chef du gouvernement britannique Theresa May a effectué jeudi une tournée éclair à Bratislava et à Varsovie pour rassurer les deux capitales après le vote sur le Brexit. De nombreux ressortissants slovaques et polonais vivent en Grande-Bretagne.

«Je comprends que les Polonais vivant au Royaume-Uni veulent savoir s'ils conserveront leurs droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'UE. Je veux et j'espère pouvoir garantir leurs droits au Royaume-Uni. Les seules circonstances dans lesquelles cela ne sera pas possible de le faire, serait le cas où les droits des citoyens britanniques vivant dans l'UE ne seraient pas de même garantis», a expliqué Theresa May lors d'un point de presse avec son homologue polonaise Beata Szydlo.

La communauté polonaise, forte de quelque 790'000 membres, forme le plus gros contingent des trois millions de citoyens de l'Union européenne installés au Royaume-Uni où le polonais est la langue la plus parlée après l'anglais.

Consultations

Theresa May s'était également voulue rassurante quelques heures plus tôt lors de son passage en Slovaquie, qui assume actuellement la présidence tournante de l'Union européenne. Environ 90'000 Slovaques vivent et travaillent sur le sol britannique.

Cependant, a rappelé Theresa May, le message des Britanniques était «très clair» dans leur vote en faveur du Brexit demandant «que nous assurions au Royaume-Uni un peu de contrôle sur la circulation des gens en provenance de l'UE».

Mmes May et Szydlo ont annoncé leur «décision commune» de mettre en place des consultations intergouvernementales annuelles polono-britanniques. «J'ai proposé d'accueillir leur première édition au Royaume-Uni», a indiqué Theresa May.

De son côté, la chef du gouvernement polonais a déclaré que son pays comptait sur «un partenariat stratégique» avec Londres, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense. (nxp/ats)

Le moral britannique en berne

Le moral des consommateurs britanniques a accusé en juillet sa chute la plus forte en 26 ans dans la foulée du référendum sur le Brexit selon une enquête de l'institut GfK. Son indice est tombé en juillet à -12 contre -1 en juin.

Le recul est sans précédent depuis mars 1990, du temps de Margaret Thatcher et des taux d'intérêt de l'ordre de 15%. Ce chiffre est pire que ce que prévoyaient tous les analystes interrogés par Reuters.

Les retombées économiques de la décision du Brexit, encore méconnus, mais l'activité des entreprises s'est déjà contractée en juillet à un rythme sans précédent depuis la crise financière, début 2009.

(NewsXpress)

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