Actualisé 05.02.2019 à 18:54

Grande-Bretagne

Theresa May remettra la compresse jeudi

La Première ministre britannique rencontrera de hauts dirigeants européens, jeudi, pour trouver une sortie de crise au Brexit.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Theresa May se rendra jeudi à Bruxelles. La Première ministre britannique rencontrera le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ainsi que le président du Conseil européen Donald Tusk pour tenter de sauver l'accord de Brexit.

«Alors que la position de la Commission est claire, nous attendons de voir ce que la Première ministre a à nous dire», a déclaré le porte-parole de la Commission Margaritis Schinas au cours du point de presse quotidien. Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier sera présent à la rencontre avec Jean-Claude Juncker, a précisé Bruxelles.

De son côté, le porte-parole de Theresa May a affirmé qu'elle allait «informer le président de la Commission européenne des discussions qui se déroulent (au Royaume-Uni) et (voir) comment aller de l'avant», pendant son briefing quotidien avec les médias. Il a ajouté que le chef du cabinet de la Première ministre, Gavin Barwell, s'était rendu à Bruxelles lundi pour discuter avec des responsables européens.

Nouvelles propositions?

La question de la frontière irlandaise est le principal point de blocage entre Londres et l'UE. La dirigeante britannique cherche à obtenir des modifications de la disposition du traité de retrait, appelée «filet de sécurité» («backstop» en anglais), visant à éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande.

Mais à moins de deux mois du divorce, prévu pour le 29 mars, les responsables européens, dont Jean-Claude Juncker, ont affirmé à maintes reprises que l'accord de retrait conclu en novembre entre l'UE et Theresa May ne serait pas renégocié. «Du côté de l'UE, personne n'envisage» de rouvrir les négociations sur le traité de retrait, a encore assuré lundi Martin Selmayr, le secrétaire général de la Commission, qui est considéré comme le bras droit de Jean-Claude Juncker Juncker, après une rencontre avec une délégation de députés britanniques.

Interrogé sur le point de savoir si Theresa May irait à Bruxelles avec de nouvelles propositions, son porte-parole a botté en touche mardi, déclarant qu'il ne voulait rien «anticiper».

Déplacement à Belfast

«J'ai conscience que la perspective de modifier le backtsop et de rouvrir l'Accord de retrait crée de l'anxiété ici en Irlande du Nord et en Irlande, parce que c'est ici que les conséquences de ce sur quoi nous pourrons nous accorder se feront le plus sentir», a déclaré la Première ministre britannique à l'occasion d'un déplacement à Belfast mardi. «Je suis déterminée à travailler à une solution qui recueillera le plus large soutien des Nord-Irlandais», a-t-elle ajouté.

La veille de sa visite, Jean-Claude Juncker et Donald Tusk s'entretiendront avec le chef du gouvernement irlandais Leo Varadkar.

Le «filet de sécurité» est une mesure activable en dernier recours. Elle prévoit que le Royaume-Uni resterait dans une union douanière avec l'UE, et l'Irlande du Nord dans le marché unique pour les biens, afin d'éviter des contrôles douaniers et règlementaires physiques, si aucune autre solution n'est trouvée au cours des négociations sur la future relation entre Londres et l'UE.

L'accord de retrait qui contient ce «backstop» a été approuvé en novembre par Theresa May et les dirigeants des 27 autres États membres de l'UE, puis massivement rejeté en janvier par les députés britanniques. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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