Motocyclisme: Thomas Lüthi: «Je devais saisir cette chance»
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MotocyclismeThomas Lüthi: «Je devais saisir cette chance»

Le Bernois avoue n'avoir pas hésité longtemps à accepter l'offre de l'écurie belge Marc VDS de «monter» en MotoGP.

Thomas Lüthi: «(...) La transition sera énorme dans la mesure où la MotoGP n'a rien à voir avec une Moto2 (...)»

Thomas Lüthi: «(...) La transition sera énorme dans la mesure où la MotoGP n'a rien à voir avec une Moto2 (...)»

Keystone/photo d'illustration

Près de seize ans après ses débuts en championnat du monde, Thomas Lüthi va enfin pouvoir passer en catégorie-reine. Il aura alors tout loisir de se battre avec les meilleurs pilotes du monde et de défier sur la piste Valentino Rossi ou Marc Marquez. «Je devais saisir cette chance. Je n'en aurais peut-être pas eu une autre...»

Le Bernois de bientôt 31 ans, actuellement 2e du championnat de Moto2, avoue n'avoir pas hésité longtemps à accepter l'offre de l'écurie belge Marc VDS de «monter» en MotoGP. Thomas Lüthi a signé un contrat d'une année avec option avec Marc Van der Straten, le patron de l'écurie VDS qui a fait fortune dans la bière et qui vit à Anières entre Hermance et Genève.

Le Bernois, au guidon d'une Honda, sera donc le premier pilote suisse depuis le Zurichois Eskil Suter en 1998 à avoir l'honneur de s'aligner dans la catégorie reine. Ce changement de catégorie est logique pour un pilote qui a passé autant de temps aux échelons inférieurs. Lüthi compte 14 victoires et 56 podiums en carrière avec comme fait d'armes majeur son titre en 125cc en 2005.

Pour Daniel Epp, le manager du Bernois, le choix de Lüthi est basé sur des critères sportifs: «Marc VDS sait que Thomas est le plus fort des pilotes disponibles. Et nous n'avons pas besoin d'amener de l'argent. Mais quelques sponsors habituels sont très intéressés à poursuivre l'aventure.» On ne sait en revanche pas si elle durera un, deux ou trois ans.

Retrouvailles avec Morbidelli

«Je serai concentré à 100 % sur la Moto2 jusqu'à la fin de la saison à Valence, précise Thomas Lüthi. Après, il conviendra de m'adapter très vite aux exigences de la MotoGP. La transition sera énorme dans la mesure où la MotoGP n'a rien à voir avec une Moto2. L'an dernier lors des tests sur une KTM, j'ai compris qu'il était impossible de piloter une telle moto sans le recours à l'assistance électronique. Je crois m'en être bien sorti...»

Mais pas de KTM pour le champion du monde 125cc. Non, Lüthi retrouvera la marque japonaise Honda qu'il avait quittée en 2006. Mais le monstre qu'il chevauchera n'aura rien de comparable avec l'engin qu'il pilotait naguère. Petit détail piquant de l'histoire, Lüthi va côtoyer l'an prochain son principal adversaire au championnat du monde cette saison, l'Italien Franco Morbidelli qui est leader en Moto2 avec 26 points d'avance sur le Bernois.

Pour être certain de maîtriser les plus de 100 chevaux de sa future monture, Lüthi a déjà observé ses futurs compagnons de bitume lors des Grands Prix. Il a également pu se rendre compte que d'anciens adversaires comme Johann Zarco et Jonas Folger avaient pu se hisser sur le podium cette saison alors qu'ils débutent en MotoGP. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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