Tibet: trois monastères bouclés par les autorités chinoises
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Tibet: trois monastères bouclés par les autorités chinoises

Les autorités chinoises ont fermé l'accès à trois monastères du Tibet, a rapporté vendredi une ONG basée à Washington.

Cette décision intervient après une série de manifestations dans la province himalayenne.

«Les trois monastères sont fermés aux touristes», a déclaré International Campaign for Tibet, organisation basée à Washington, dans un communiqué, citant des voyagistes. «Il y a une atmosphère de peur et de tension accrues dans la capitale du Tibet.»

Lundi, 500 moines du monastère de Drepung ont organisé une marche à Lhassa qui a ensuite été suivie par des actions menées par des moines dans les monastères de Sera et Ganden, dans les environs de la capitale tibétaine. Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes sur une des manifestations au moins, selon les médias.

Grève de la faim

Selon Radio Free Asia (RFA), financée par Washington, des moines de Sera observent une grève de la faim, réclamant le retrait de membres des forces paramilitaires chinoises du monastère et la libération de moines arrêtés cette semaine. Deux moines de Drepung sont dans un état critique après des tentatives de suicides et «ont peu de chance de survivre», a rapporté RFA.

Le nombre de Tibétains arrêtés n'a pas pu être confirmé mais les organisations pro-Tibet disent qu'elles s'attendaient à des représailles gouvernementales.

«Il y a des signes montrant que les autorités ont lancé un processus d'enquête dans les monastères qui pourrait mener à des détentions et à des tortures», estime International Campaign for Tibet.

«Pas de moines arrêtés»

Les autorités locales ont démenti ces informations. «Il n'y a pas de moines arrêtés, pas de police présente en force, et pas de monastères fermés», a déclaré à l'AFP un porte-parole du gouvernement régional à Lhassa.

Jeudi, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Qin Gang, avait affirmé que la situation à Lhassa était redevenue «stable», «grâce aux efforts du gouvernement local et de l'administration démocratique des temples».

M. Qin avait qualifié ces manifestations de «coup organisé par des groupes du dalaï lama», le chef spirituel tibétain en exil.

Les manifestations, qui se sont propagées à des provinces chinoises habitées par des Tibétains, ont commencé cette semaine après des marches organisées dans le monde entier pour marquer le 49e anniversaire d'un soulèvement manqué contre le pouvoir communiste au Tibet. (ats)

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