Golf: «Tiger Woods me traitait comme un esclave»
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Golf«Tiger Woods me traitait comme un esclave»

Steve Williams, l'ancien caddie de l'Américain, sort un livre dans lequel il égratigne sévèrement l'ex-no 1 mondial. Il revient notamment sur le scandale sexuel qui l'avait éclaboussé.

par
joc
Steve Williams en veut beaucoup à Tiger Woods, si l'on en croit ce qu'il raconte dans son livre.

Steve Williams en veut beaucoup à Tiger Woods, si l'on en croit ce qu'il raconte dans son livre.

Cloué au lit après une opération du dos, Tiger Woods n'avait sans doute pas besoin de ça. Son ancien fidèle caddie, Steve Williams, vient de publier un livre explosif dans lequel il n'épargne pas son ancien boss. Dans «Out of the Rough», le Néo-Zélandais raconte ce qu'était sa vie au service de l'ex-no 1 mondial du golf. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'y va pas de main morte.

«Il était bien connu pour son sale caractère. Je voulais qu'il me prouve qu'il était capable de changer son comportement et de me montrer – ainsi qu'au golf – plus de respect», écrit Williams, dans un extrait que s'est procuré le site néo-zélandais stuff.co.nz. L'homme ajoute qu'il ne supportait pas quand son patron balançait ses clubs en direction du sac en attendant que son caddie aille les ramasser et les ranger. «Je me sentais mal à l'aise de me baisser pour récupérer les clubs, c'était comme si j'étais son esclave», confie Williams, qui détestait tout particulièrement voir Tiger Woods cracher en direction du trou quand il ratait un coup.

Un scandale ingérable

Visiblement très remonté, Steve Williams est également revenu sur le scandale sexuel qui avait éclaboussé son patron en 2009. Elin Nordegren avait alors surpris son époux en flagrant délit d'adultère. Les médias américains lui avaient par la suite attribué pas moins de 19 maîtresses pour la seule année 2009 et Tiger Woods avait fini par présenter ses excuses, évoquant une addiction au sexe.

Le Néo-Zélandais raconte qu'à cette époque-là, les médias le harcelaient, lui et sa famille, et que Tiger Woods n'avait rien fait pour le protéger. «Mes voisins m'abordaient dans les magasins et me traitaient de menteur. Ils me demandaient ce que je faisais avec un type pareil. J'ai demandé plusieurs fois au management de Tiger Woods de publier un communiqué expliquant que je n'étais pas au courant des agissements du golfeur», écrit Williams. En vain.

Une revanche aux relents racistes

Le Néo-Zélandais ne trouve par ailleurs aucune excuse à son ancien chef pour ce qu'il a fait à Elin Nordegren, qui était une amie proche de sa propre épouse: «Je n'ai aucune compassion pour les accros à la drogue, aux paris ou au sexe. Mais j'ai ressenti de la peine de le voir souffrir devant le monde entier tandis que d'autres auraient pu gérer tout ce gâchis en privé. Malgré toute l'immoralité de l'affaire, il était toujours un ami en détresse et je me devais de rester près de lui», admet-il.

L'ancien complice de Tiger Woods confie que les mois qui ont suivi les révélations concernant la vie sexuelle de son boss ont été un véritable cauchemar. Aujourd'hui encore, les gens ne cessent de lui demander comment il pouvait ne pas être au courant du manège que menait le golfeur. «C'est une bonne question. Comment ai-je pu passer autant de temps avec lui et ne pas avoir eu la moindre idée de ce qui se passait? La réponse, c'est qu'Elin ne savait pas non plus», écrit-il. Congédié par Woods en 2011, Williams n'avait pas brillé par son élégance quand son nouvel employeur, Adam Scott, avait remporté un tournoi le mois suivant. Il avait alors jeté un froid en sortant, lors d'une réception en marge d'une compétition, un commentaire raciste pour se réjouir de la défaite de Tiger Woods: «Mon but, c'était que ce trou du c** de Noir l'ait dans l'os!»

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