Russie: TikTok condamné pour des appels à manifester
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RussieTikTok condamné pour des appels à manifester

Nouvel épisode dans les tensions entre la Russie et les géants du numérique: TikTok est accusé de ne pas avoir supprimé des appels à manifester visant des mineurs.

Le réseau social TikTok

Le réseau social TikTok

AFP

Un tribunal russe a condamné mardi à une amende la plateforme chinoise TikTok, accusée de n’avoir pas supprimé des appels à manifester visant des mineurs lors de récentes protestations en soutien à l’opposant emprisonné Alexeï Navalny.

Dans un communiqué publié sur son compte Telegram, le tribunal Taganski de Moscou a indiqué que l’application de partage de vidéos a été condamnée à une amende de 2,6 millions de roubles (près de 29’000 euros), un nouvel épisode dans les tensions entre les autorités russes et les géants du numérique.

Une audience visant l’entreprise Telegram pour les mêmes motifs a été repoussée au 12 mai, a indiqué le tribunal.

Ralentissement de Twitter

En janvier, le gendarme russe des télécoms, Rozkomnadzor, avait dénoncé la publication sur plusieurs réseaux sociaux d’appels «incitant des mineurs» à manifester en soutien à Alexeï Navalny, qui venait d’être arrêté. En mars, l’instance avait poursuivi en justice TikTok, mais aussi Facebook, Instagram, Twitter, Telegram, Vkontakte et Youtube «pour n’avoir pas supprimé ces messages ou ne l’avoir pas fait à temps».

La semaine dernière, le réseau social américain Twitter a été condamné à près de 100’000 euros. Le gendarme russe a aussi prolongé lundi d’un mois le ralentissement de Twitter en Russie pour n’avoir pas supprimé des publications «illégales» sur des drogues, sur le suicide et à caractère pédopornographique.

Roskomnadzor a toutefois écarté dans l’immédiat la possibilité d’un blocage total de Twitter étant donné de «premières mesures» prises par la société américaine, notamment pour effacer «une partie significative» des messages interdits.

Ces affaires illustrent les tensions croissantes entre Moscou et les grands réseaux sociaux, la Russie dénonçant leur toute-puissance et critiquant leur modération des contenus, notamment politiques. Twitter, Facebook ou encore Google reçoivent régulièrement des amendes dont les montants, quelques dizaines de milliers d’euros, restent toutefois dérisoires comparées à leurs bénéfices.

(AFP)

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