Vaud: Tir au camping: la justice écarte la bavure policière
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VaudTir au camping: la justice écarte la bavure policière

Un gendarme avait blessé par balle un homme qui s'attaquait à ses collègues avec une barre métallique. Il a été blanchi.

par
Christian Humbert
La caravane où laffrontement sétait produit en 2015.

La caravane où laffrontement sétait produit en 2015.

Chantal Dervey/24 heures

Les faits jugés cet automne par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois datent de novembre 2015. Un Kosovar avait alerté la police, disant avoir été agressé par deux compatriotes au camping de Chessel. Ceux-ci auraient brandi une arme de poing et menacé de le «buter». La brigade d'élite était alors intervenue dans la nuit et avait forcé la porte de leur caravane au moyen d'une meuleuse. Mais l'homme et son neveu, âgés de 40 et 23 ans à l'époque, avaient riposté et l'un d'eux avait empoigné une barre métallique. Voyant les coups pleuvoir sur des collègues au sol, un gendarme avait ouvert le feu, blessant sérieusement le plus jeune assaillant.

Les deux Kosovars avaient déposé plainte, affirmant avoir été surpris dans leur sommeil et n'avoir pas entendu les sommations des agents. Puis ils avaient recouru contre le classement de l'affaire. Mais, estimant qu'il n'y avait pas bavure et que l'intervention était proportionnée, le Tribunal les a déboutés. Pour les juges, une barre métallique de 123 centimètres et de plus de 1 kilo ne peut être assimilée à un piquet de tente. Le policier a donc été blanchi, tout comme les Kosovars, contre qui rien n'a été retenu concernant la bagarre.

En revanche, le jeune blessé a été reconnu coupable de séjour illégal et d'exercice illégal d'une activité lucrative. Il a écopé de 60 jours-amende avec sursis et 450 francs d'amende. Il avait déjà été expulsé du pays avant sa condamnation. Son oncle, récidiviste, a été condamné à 150 jours-amende ferme et à une amende de 60 francs. 

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