Syrie : Tirs de roquettes contre la Banque centrale à Damas

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Syrie Tirs de roquettes contre la Banque centrale à Damas

Des activistes ont tiré des roquettes RPG contre le bâtiment de la Banque centrale à Damas et ouvert le feu contre une patrouille de police dans la capitale, blessant quatre agents.

Une patrouille de police devant l'hôpital Ibn Nafiss dans le quartier de Roukneddine a été visée par une attaque à la roquette RPG par une «bande terroriste armée», faisant au moins quatre blessés parmi les policiers, selon la télévision.

L'attaque contre la Banque centrale a eu lieu après 1h (minuit en Suisse) et a été perpétrée par trois hommes armés à bord d'un véhicule faisant partie d'une «bande de terroristes» qui ont ensuite pris la fuite, a-t-elle indiqué.

La télévision a montré des images de la Banque centrale, située sur la place Sebaa Bahrat dans le centre de la capitale, l'un des piliers de la façade portant des traces de l'attaque.

Selon la chaîne, cette attaque visait à «entraver le plan» de l'émissaire international Kofi Annan et à «renforcer les opérations criminelles contre le peuple syrien et ses biens privés et publics».

Le plan Annan en six points vise à mettre fin à plus de 13 mois de violences dans le pays en proie à un mouvement de contestation sans précédent réprimé dans le sang.

Le régime, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la révolte, attribue les troubles à des «bandes terroristes armées». (ats/afp)

Explosions contre les forces de sécurité

Des attentats contre des centres des forces de sécurité à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, ont fait lundi plus de 20 morts, en majorité des militaires, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«Plus de 20 personnes, en majorité des membres des forces de sécurité, ont péri dans de fortes explosions qui ont secoué la ville d'Idleb et visaient des centres de sécurité de la ville», a affirmé l'OSDH dans un communiqué.

L'organisation basée au Royaume-Uni a en outre fait état d'une explosion près de Damas, probablement causée par une voiture piégée, évoquant des victimes sans toutefois donner de bilan. «Une forte explosion a secoué la banlieue de Qoudsiya et il semble que ce soit une voiture piégée. Les premières informations indiquent qu'il y a des victimes», a annoncé le communiqué.

A son arrivée dimanche en Syrie, le général norvégien Robert Mood, chef de la mission des observateurs de l'ONU, a appelé toutes les parties à l'arrêt des violences. Conformément au plan de l'émissaire international Kofi Annan, un cessez-le-feu a été officiellement mis en place le 12 avril mais il est continuellement ignoré depuis.

Ce week-end, les violences ont fait 70 morts, dont 47 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). La Syrie est en proie depuis mars 2011 à un mouvement de contestation de plus en plus militarisé face à la répression. En 13 mois, les violences ont fait plus de 11'100 morts dans le pays, en majorité des civils, selon l'OSDH.

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